PESD Politique européenne de sécurité et de défense

PESD Politique européenne de sécurité et de défense

Résumé du document

Document: Fiche de droit international public, questions internationales en PREP ENA: PESD Politique européenne de sécurité et de défense Extrait: La Politique européenne de sécurité et de défense (PESD), partie militaire de la Politique étrangère et de sécurité commune de l'Union (PESC), a été lancée par le Conseil européen tenu à Cologne en juin 1999. Depuis sa création, des organes politiques, civils et militaires ont été mis en place à Bruxelles. Les objectifs communs fixés en matière de capacités ont été atteints pour l'essentiel et les premières opérations de gestion des crises sur le terrain ont eu lieu. La PESD reste toutefois très modeste en comparaison avec les capacités des Etats-Unis en la matière.

Informations sur la fiche

Arnaud
  • Nombre de pages : 4 pages
  • Publié le : 02/10/2008
  • Langue : français
  • Consulté : 0 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] Deux obstacles expliquent en fait l'impuissance européenne sur la scène internationale. Le premier obstacle est la résistance des Etats à se dessaisir même partiellement de prérogatives considérées comme régaliennes par excellence. Le second obstacle est l'opposition au sein de l'Europe entre les atlantistes qui considèrent que la PESC ne peut être que subordonnée à l'alliance avec les Etats-Unis et les tenants de l'Europe puissance, forte et indépendante sur la scène internationale. A cette ligne de partage, s'ajoutent les neutres (Finlande, Suède, Irlande, Autriche) hostiles aussi bien à l'idée d'armée et de diplomatie communes qu'à celle d'alliances stratégiques ; on peut toutefois ranger ce groupe de pays dans le même camp que les atlantistes dans la mesure où ils ont pour point commun de freiner au maximum l'essor de la PESC. [...]


[...] Les progrès ont été rapides à partir du moment où le problème des rapports avec l'OTAN a été réglé par la reconnaissance d'une Identité Européenne de Sécurité et de Défense au sein de cette organisation. Un subtil équilibre posé par la déclaration franco-britannique de Saint Malo (1998) est établi entre autonomie et dépendance vis à vis de l'OTAN. Il est prévu que l'U.E. pourrait utiliser dans le cadre de la PESC certaines capacités de l'OTAN Les chantiers pour l'avenir de la PESC Beaucoup de progrès ont été fait depuis la guerre de Yougoslavie mais la PESC n'arrivera à plein maturité qu'en tranchant plusieurs questions : - les moyens : jusqu'où les européens sont prêts à aller pour se doter d'une défense commune et d'une diplomatie forte ? [...]


[...] montre les limites du soft power . Cependant, une vision plus optimiste consiste à observer que sur ce dossier au moins les positions des européens ont convergé autour de l'approche française, ce qui a permis de rééquilibrer à la marge le soutien inconditionnel américain à Israël. Le Kosovo illustre avec plus d'acuité encore l'impuissance de la diplomatie européenne causé par l'absence d'un volet militaire crédible. Ce fut d'ailleurs le déclencheur de la PESD. Le volet défense a enfin émergé mais n'a pas encore subi l'épreuve du feu Les premières pierres de la Politique Européenne de Sécurité et de Défense n'ont été posées que très récemment : Conseils européens de Cologne (1999), Helsinki et Nice (2000) . [...]


[...] Mais elle n'est pas encore tout à fait une réalité 1 Les résultats de la PESC sont plutôt décevants En l'absence d'une défense européenne, c'est le levier économique et commercial qui a été utilisé par l'U.E à des fins diplomatiques. L'U.E est ainsi devenue le premier bailleur de fonds mondial. Mais le conflit au Proche-Orient illustre les limites d'une diplomatie du porte-monnaie . Dès 1991, l'U.E a exigé de participé aux négociations qui devaient conduire aux accords d'Oslo. Pourtant commencées sur le sol européen, l'U.E. ne parviendra pas à obtenir le moindre strapontin dans ces négociations et les suivantes. L'U.E. a donc cherché à contourner l'obstacle en apportant un soutien financier à l'Autorité palestinienne. [...]


[...] Le risque de la PESC est d'apparaître comme un consensus mou entre des positions diamétralement opposés. Cf. la position sur la guerre en Irak : l'Allemagne dit Non, la France dit peut-être, le R-U dit Oui. Ce sera un test pour la PESC. Conclusion : Trancher ces questions est nécessaire pour faire progresser la PESC mais impossible compte tenu des divergences fortes entre les membres. Les neutres n'accepterons aucun progrès supplémentaire (cf . le premier rejet de Nice par l'Irlande). [...]

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