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6 auteurs, pour le bac de français 2022 : Rabelais, La Bruyère, de Gouges, Hugo, Baudelaire, Apollinaire

Bac de Français 2022 : les oeuvres et les particularités de 6 auteurs : Rabelais, La Bruyère, Olympe de Gouges, Victor Hugo, Baudelaire, Apollinaire

6 auteurs, leurs oeuvres et leurs particularités - bac de français 2022

Credit Photo : Bac de français 2022 - Getty Fabio Principe EyeEm

Nous verrons ici 6 auteurs incontournables de la littérature française. Dans un premier temps, nous analyserons la littérature d’idées du XVIe siècle au XVIII e siècle à travers les œuvres de François Rabelais, Jean de La Bruyère et Olympe de Gouges. Puis dans une seconde partie, nous nous plongerons dans la poésie du XIXe siècle au XXIe siècle parmi les œuvres de Victor Hugo, Charles Baudelaire et Guillaume Apollinaire.

I.    La littérature d’idées du XVIe au XVIIIe siècle

La littérature d’idées regroupe les œuvres de genres argumentatifs soit de convaincre par le raisonnement soit de persuader par les émotions le lecteur d’une thèse ou au contraire de la réfuter. L’argumentation est soit faite de façon directe en exposant directement ses idées à travers l’essai, le discours, la lettre ouverte, la satire (Rabelais, La Fontaine, Molière), le débat et les dialogues philosophiques ou indirectement (souvent utilisé en temps de censure) par un récit fictif pour présenter ses idées à travers l’apologue (fables, contes, paraboles, utopies, dystopies) et le portrait comme représentation satirique d’un personnage incarnant les défauts et les vices de son époque.

A.    La bonne éducation à travers la satire du rire de Rabelais dans Gargantua

Rabelais (1494-1553) est un écrivain, moine, médecin, ecclésiarque, anticlérical, polémiste, chrétien, humaniste, français et libre-penseur, critique de son époque en maniant la parodie et la satire à travers ses œuvres Gargantua (1534) et Pantagruel (1532). Sous la Renaissance, la censure est omniprésente d’où l’utilisation d’un pseudonyme Alcofribas Nasier qui est l’anagramme de son nom pour être publié. Ainsi il s’abroge des diktats de sa société par le triomphe de la liberté d’esprit en luttant pour la tolérance, la paix, la foi évangélique et le retour aux savoirs de l’Antiquité pour contrer les dérives aristotélisme.
C’est un virtuose du langage, admirateur d’Erasme, dont nous devons les termes « les moutons de Panurge », « guerre picrocholine », « substantifique moelle » ou encore « science sans conscience n'est que ruine de l'âme » dans Pantagruel.
Ces œuvres polymorphes sont à la fois des chroniques, des contes et des parodies héroï-comiques chevaleresques racontant la vie de géants avec un langage et des allusions savants et sérieux sous couvert d’humour satirique, philosophique et réaliste qui donnent autant à rire qu’à penser.

B.    La Comédie sociale de La Bruyère

La Bruyère (1645-1696) est un écrivain moraliste français classique connu pour une seule et unique œuvre Les Caractères ou les Mœurs de ce siècle (1688). Il y dépeint les us et les coutumes et plus particulièrement les vices de son époque sous forme de portraits et de maximes dans l’espoir que l’humanité corrige ses déviances.
Son style dénote par des phrases rythmées avec effets de rupture incitant à la lecture à voix haute donnant ainsi un aspect de jugement moral, tout en critiquant les effets pervers même de l’éloquence aussi dans son ouvrage. Il est l’un des derniers écrivains à mettre en avant le style littéraire dans sa prose. Ses verves les plus connues sont : « L’homme, toujours plus avide du pouvoir à mesure qu’il en a davantage, et qui ne désire tout que parce qu’il possède beaucoup » ou encore « Si la pauvreté est la mère des crimes, le défaut d’esprit en est le père ».
Il fut élu à l’Académie Française en 1693 mais son discours prônant les Anciens, soit ceux qui soutiennent la littérature inspirée de l’Antiquité contre les Modernes, soit ceux qui préfèrent faire évoluer la littérature, fut clivant. Il mourut avant d’avoir pu finir son second ouvrage.

C.    Le combat de l’égalité par l’écriture d’Olympe de Gouges

Olympe de Gouges (1748-1793) ou Marie Gouze, est une femme politique et de lettres qui écrivit à partir de 1780 des romans et des pièces de théâtre mais qui est surtout connue pour sa publication de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) en réponse à l’adoption de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le 26 août 1789.
C’est une pionnière du féminisme prônant l’émancipation des femmes en affirmant dans son œuvre que si une « femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune ». L’ironie du sort est qu’elle meurt guillotinée pour avoir soutenu les Girondins, un groupe politique siégeant à l’Assemblée et à la Convention nationale au cours de la Révolution Française, à l’époque de Louis XVI et de Marie-Antoinette qu’elle soutenait lors de son procès. De plus, elle était aussi engagée contre l’esclavagisme, la peine de mort, pour la démocratie tout en défendant « le sexe malheureux ».
Des rumeurs supposent qu’elle est la fille du marquis Le Franc de Pompignan, poète, ou même la « bâtarde » du roi Louis XV.
 

II.    La poésie du XIXe au XXIe siècle

La poésie est un genre littéraire, un art du langage visant à exprimer ou à suggérer des sensations, des impressions, des émotions vivaces et intenses grâce au rythme donné par les vers ou la prose pour donner l’harmonie et l’image.

A.    Les mémoires de l’âme de Victor Hugo dans Les Contemplations

Victor Hugo (1802-1885) est un poète, dramaturge, écrivain, romancier romantique français, politicien et intellectuel engagé connu pour de nombreuses œuvres majeures dans différents genres littéraires.
Dès 14 ans, il écrivit « Je veux être Chateaubriand ou rien ». Il est reconnu de son vivant pour ses actions littéraires (rupture avec les règles du théâtre, le romantisme…) mais aussi politique et social contre la peine de mort, dénonciation du clergé, pour la paix et l’amélioration de la condition de la femme. Ses œuvres font partis du patrimoine culturel tout comme ceux de La Fontaine ou de Molière. Il fut chevalier de la Légion d’honneur et même député en 1871 puis sénateur en 1876. Il repose au Panthéon.
Au théâtre, c’est le chef de file du Cénacle, cercle d’écrivains du mouvement littéraire : le romantisme à travers ses manifestes Cromwell (1827) et Hernani (1830) ainsi que les œuvres dramatiques Lucrèce Borgia (1833) et Ruy Blas (1838).
Comme romancier, ses plus grands succès furent Notre-Dame de Paris (1831) et Les Misérables (1862) mais aussi Le dernier jour d’un condamné (1829) engagé contre la peine de mort devenu une scène banale du quotidien voire un spectacle morbide. Sans compter ses nombreux écrits et discours politiques, récits de voyages, recueils de notes et de mémoires, correspondances…
Enfin, en poésie, les plus célèbres sont Odes et Ballades (1826), Les Châtiments (1853) texte engagé contre Napoléon III et Les Contemplations (1856), texte autobiographique, l’un de ses plus grands succès. Ce dernier relate sa jeunesse (« Aurore »), ses amours (« L’Âme en fleur »), son combat contre la pauvreté et la misère sociale (« Les luttes et les rêves ») mais aussi le deuil de sa fille Léopoldine (« Pauca meae »).

B.    L’alchimie poétique de Baudelaire dans Les Fleurs du Mal (1857)

Baudelaire (1821-1867) est un « poète maudit », écorché vif, français classique mais tourné vers le romantisme car il proclame le détachement entre la poésie et la morale pour que les vers ne soient que « Beau » et non « Vérité ». À travers ses poèmes, il aborde toutes une palette de sentiments et d’émotions comme l’envie d’ailleurs, la mélancolie, des dualités entre l’enfer et le ciel, le bien et le mal et même des liens entre le mal et la beauté ou encore le bonheur fugitif et l’idéal inaccessible. Ce recueil est condamné « pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs » qui le condamna à payer une amende et à censurer 6 de ses poèmes. L’une de ses phrases célèbres est « Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère ».
Il est aussi connu pour « Le Spleen » soit un mal être, une immense tristesse, une forme de dépression du poète, notamment dû à sa non reconnaissance de son vivant par ses pairs. Il mourut de syphilis, d’abus d’alcools et drogues en totale opposition avec les codes moraux de son époque. Ses œuvres inaugurent la modernité en poésie.

C.    Alcools d’Apollinaire, une modernité poétique ?

Apollinaire (1880-1918) est un poète, écrivain, critique et théoricien d’art français mais aussi né sujet polonais, ami de Picasso. Il prit les armes en 1914, tout en continuant à écrire, même s’il ne fut naturalisé qu’en 1916, année où il fut blessé par un éclat d’obus et trépané à Paris.
Il expérimenta de nombreuses avant-gardes artistiques de son temps comme l’invention du nom « Calligrammes », qu’il reprit pour intituler son deuxième recueil, quelques mois avant de mourir de la grippe espagnole et d’être enterré au cimetière du Père-Lachaise, venant de « calligraphie » et « idéogramme », appelé aussi poésie graphique, le cubisme avec Peintres cubistes (1913), l’orphisme et précurseur du surréalisme dans l’œuvre dramatique Les Mamelles de Tirésias (1917).
Son premier recueil Alcools (1913) rassemble une sélection d’une cinquantaine de poèmes écrits à ses débuts pendant seize ans décrivant ses déboires amoureux avec « La chanson du mal-aimé », « Zone » qui évoque la modernité et le cubisme, « Automne malade » évoque les légendes nordiques ou encore « Le Pont Mirabeau » qui est la métaphore du temps qui passe et de l’amour qui s’efface à travers l’écoulement de la Seine. Ces derniers furent adaptés en chanson. Il écrivit aussi des romans et des nouvelles érotiques.

Voici le résumé de la vie de 6 auteurs iconiques du patrimoine français.  N’hésitez pas à vous intéresser aux mots clés pour être au top de vos connaissances ! À vous de jouer la mention !