Oraison funèbre de Madame Henriette d'Angleterre - Bossuet: "Considérez, Messieurs" jusqu'à "si littérales"

Oraison funèbre de Madame Henriette d'Angleterre - Bossuet: Considérez, Messieurs jusqu'à si littérales

Résumé du document

C'est en 1670 que Bossuet, célèbre évêque, délivre cette oraison funèbre en l'honneur d'Henriette d'Angleterre, morte subitement à l'âge de vingt-six ans, seulement dix mois après sa mère. Bossuet renouvelle ce genre littéraire, qui remonte à la plus haute Antiquité, en réagissant contre sa dérive en véritable panégyrique mensonger. Ainsi, il innove le discours funéraire en y introduisant l'histoire, et donc le récit de la vie et de la mort du défunt, ainsi qu'un sermon où ce dernier sert d'exemple illustre.

Sommaire

I. Une oraison funèbre exceptionnelle
A. Le talent d'orateur de Bossuet
B. Un poème en prose

II. Le sermon et sa portée
A. La fatalité de la mort, l'inconstance (thèmes baroques ?)
B. Une leçon de morale universelle

Informations sur le commentaire de texte

Guillaume
  • Nombre de pages : 3 pages
  • Publié le : 27/03/2012
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 27/03/2012
  • Consulté : 10 fois
  • Format : .pdf

Extraits

[...] L'emploi d'un style très imagé et le recours à de tristes comparaisons sont également remarquables : “Madame cependant a passé du matin au soir ainsi que l'herbe des champs”. Cette métaphore est digne d'un véritable poème : coeurs enchantés de l'amour de monde”. Les modifications de rythme donnent également à ce discours une allure d'authentique poème. Le style rythmé et rapide du premier paragraphe semble traduire la volonté de fuir la mort : “Partout on entend des cris, partout on voit la douleur”. [...]


[...] Commentaire Oraison funèbre de Madame, Henriette d'Angleterre “Considérez, Messieurs” jusqu'à littérales” Bossuet Introduction : C'est en 1670 que Bossuet, célèbre évêque délivre cette oraison funèbre en l'honneur d'Henriette d'Angleterre, morte subitement à l'âge de vingt six ans, seulement dix mois après sa mère. Bossuet renouvelle ce genre littéraire, qui remonte à la plus haute Antiquité, en réagissant contre sa dérive en véritable panégyrique mensonger. Ainsi il innove le discours funéraire en y introduisant l'histoire, et donc le récit de la vie et de la mort du défunt, ainsi qu'un sermon où ce dernier sert d'exemple illustre. [...]


[...] C'est quasiment un vers que compose ici Bossuet. Cependant cet admirable récit lyrique de la mort d'Henriette, comme un poème, ne doit pas nous faire oublier le véritable but d'une oraison funèbre : une leçon de morale délivrée par un prédicateur. II- Le sermon et sa portée La fatalité de la mort, l'inconstance (thèmes baroques Car Bossuet est un ecclésiastique et en tant qu'homme d'église, il s'en remet à la providence : “Dieu les frappe pour nous avertir” qui orchestre tout. [...]


[...] Cette pensée rappelle donc la faiblesse de l'Homme : “Nous devrions être assez convaincus de notre néant”, ainsi que son impuissance face à la mort amplifiée dans une longue gradation : Roi, la Reine, Monsieur, toute la cour, tout le peuple, tout est abattu, tout est désespéré”; Bossuet dans sa leçon exprime donc les contrariétés humaines, le néant de la gloire et des grandeurs humaines et insiste sur ce qu'une mort soudaine a ravi à Madame : matin elle fleurissait, avec quelles grâces, vous le savez : le soir nous la vîmes séchée”. Ainsi, en engageant l'Homme à la modestie et à tourner le dos à la vanité, on comprend que Bossuet compose ici un véritable sermon sur la Mort. Dans son discours se profile la promesse d'une solution au drame humain par le recours à la foi. [...]


[...] Conclusion : C'est dans les oraisons funèbres que ce génie oratoire, éloquent et imprégné de la Bible donne toute sa mesure. Son imagination puissante fait de lui un véritable poète lyrique, sincère, fuyant les flatteries des panégyriques officiels. Au cours de cette oraison funèbre, Bossuet rappelle au peuple des grands et des petits l'inconstance des choses humaines, comme le pensaient les poètes baroques tels que De Sponde, Chassignet . Bossuet n'oublie pas qu'outre le récit de la mort du défunt, le sermon demeure le but principal de l'auteur qui reste avant tout un prédicateur. [...]

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