Fiche d'arrêt Jacques Vabres

Fiche d'arrêt Jacques Vabres

Résumé du document

Document: Fiche d'Arrêt, Société Jacques Vabres & Société J.Weigel Extrait: Par un arrêt en date du 24 mai 1975, la Chambre Mixte de la Cour de Cassation a eu l'occasion de se prononcer sur la contestation d'une imposition concernant des taxes de douanes.

Informations sur la fiche

  • Nombre de pages : 1 pages
  • Publié le : 22/10/2009
  • Langue : français
  • Consulté : 13 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] Elle a confirmé le jugement de 1ère instance. Devant la Cour de Cassation, l'administration invoque plusieurs moyens, mais seul le second moyen a retenu l'attention des conseillers. En effet, l'administration conteste le fait que les dispositions législatives concernées du Code des Douanes aient été écartées au motif qu'elles seraient inconstitutionnelles et que le juge n'aurait pas le pouvoir de vérifier l'inconstitutionnalité de la loi. En se basant sur l'article 55 de la Constitution qui dispose :"Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie.", la Cour estime que le traité de 1957 (traité de Rome) a une autorité supérieure à celle de la loi et que créant un ordre juridique propre, il pouvait être directement applicable aux ressortissants des Etats membres. [...]


[...] Les deux sociétés ont contesté à l'administration le bien fondé du paiement de cette taxe, l'estimant contraire à l'article 95 du traité de Rome instaurant la Communauté Economique Européenne et étant contraire au principe d'égalité entre les pays membres. La société WEIGEL en demande la restitution, et la société J.VABRES des dommages et intérêts du fait de la privation des fonds versés. La Cour d'Appel de Paris, dans un arrêt du 7 juillet 1973, a accueilli en leur principe la demande des deux sociétés. [...]


[...] Par cet arrêt, la Cour de Cassation reconnaît pour la première fois la prévalence de l'ordre juridique de la Communauté Européenne sur le droit français, même si ce dernier résulte de textes législatifs postérieurs au traité. La cour de cassation affirme ici la supériorité des traités sur les normes législatives qui résulte de l'article 55 de la Constitution. Elle confirme par ailleurs la primauté de l'article 95 du traité du 25 mars 1957 sur l'article 265 du Code des Douanes. [...]

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