Préface pour un traité du vide - Blaise Pascal (1651)

Préface pour un traité du vide - Blaise Pascal (1651)

Résumé du document

Il critique le fait que le texte d'un auteur suffirait pour détruire les plus fortes raisons : "On fait trop d'estime pour les anciens". Il établit une distinction entre ce qui relève de l'autorité et ce qui relève du raisonnement : - dépendre de l'autorité, c'est dépendre de la mémoire (purement historique), n'avoir comme objet que ce que les auteurs ont écrit des pensées bornées. - dépendre du raisonnement : pensées dogmatiques cherchant à découvrir les vérités cachées.

Sommaire

I. Autorité
A. Raisonnement
B. Respect

II. Inventions nouvelles
A. Les anciens
B. L'infinité

Informations sur la fiche

Gustave
  • Nombre de pages : 2 pages
  • Publié le : 05/12/2019
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 05/12/2019
  • Consulté : 1 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] Ils peuvent donc se tromper : quand ils ont assuré que la nature ne souffrait pas du vide, c'était le cas dans toutes les expériences qu'ils avaient vu mais pas dans celles qui échappaient à leur connaissance. Donc sans les contredire nous pouvons affirmer le contraire de ce qu'ils disaient. La vérité doit toujours avoir l'avantage, même si elle a été découverte récemment. En effet, elle est toujours plus ancienne que toutes les opinions qu'on a eues : ce serait ignorer sa nature que de s'imaginer qu'elle ait commencé d'être au temps qu'elle a commencé d'être connue. [...]


[...] « Bornons ce respect que nous avons pour les anciens » : il faut faire des connaissances qu'ils avaient reçu des moyens et non pas des fins de notre étude, pour ainsi tenter de les surpasser en les imitant. Les anciens avaient la même difficulté que nous à leur époque : s'ils n'avaient osé rien ajouter, il se seraient privés de la postérité de leurs inventions, ils s'en sont donc servie comme des moyens et ont ouvert le chemin aux grandes choses. [...]


[...] Nous pouvons découvrir des choses qu'il leur était impossible de voir grâce à eux. Pourtant, on fait un crime de les contredire ou d'ajouter : n'est-ce pas traiter indignement la raison de l'homme (dont les effets du raisonnement augmentent sans cesse) en la mettant en parallèle avec l'instinct des animaux (qui demeure à un état égal) ? Contrairement aux animaux, l'homme n'est produit que pour l'infinité : dans l'ignorance au début de sa vie, il s'instruit ensuite en tirant avantage de ses expériences, de celles de ses prédécesseurs qu'ils gardent en mémoire et de celles des anciens qui lui sont présentés dans les livres. [...]


[...] Il en découle un respect différent : • quand il s'agit de savoir sur l'autorité peut nous éclaircir. Dans l'histoire, la géo, la jurisprudence, langue, théologie : recours aux livres, on ne peut rien y ajouter. • sujets nécessitant un raisonnement sur l'autorité est inutile. La géométrie, l'arithmétique, la musique, la physique, médecine, architecture : les sciences soumises à l'expérience doivent être augmentées pour devenir parfaite (besoin d'ajouts). Doit joindre nos propres travaux à ceux des auteurs les plus anciens. [...]

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