Analyse de la démocratie selon Alexis de Tocqueville

Analyse de la démocratie selon Alexis de Tocqueville

Résumé du document

D'origine aristocratique, de condition aisée, Alexis de Tocqueville entreprend des études de droit et est nommé juge au tribunal de Versailles. En 1830 il est mandaté par le ministère de l'Intérieur pour se rendre aux Etats-Unis étudier le système pénitentiaire où il reste un an. A son retour il rédige son œuvre maitresse "De la démocratie en Amérique" (1835), ce qui lui permet d'être élu à l'Académie Française en 1841, où il va côtoyer les personnalités de l'époque : Victor Hugo, Mérimée, Musset. En 1839 il est réélu député, et après la chute de la Monarchie de Juillet en 1848 il est réélu député et devient ministre des affaires étrangères en 1849. Après le coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851 il met un terme à sa carrière politique et devient opposant à l'Empire. En 1856 il se consacre à son dernier ouvrage non achevé L'Ancien Régime et la Révolution. Longtemps considéré comme historien et homme politique, il a fallu attendre les années 1960 pour que Tocqueville soit reconnu comme sociologue grâce aux travaux de Raymond Aron, qui voit en lui un des fondateurs de la théorie du libéralisme politique.

Sommaire

I. La conception de la démocratie

II. Les dangers de la démocratie

III. Les prolongements contemporains

Informations sur la dissertation

Lorraine
  • Nombre de pages : 5 pages
  • Publié le : 22/11/2011
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 11/09/2014
  • Consulté : 4 fois
  • Format : .docx

Extraits

[...] Alors que l'individualisme conduit l'individu au repli sur des solidarités familiales et amicales, l'égoïsme conduit à l'isolement total de l'individu. Cependant, la forme extrême de l'individualisme se confond avec l'égoïsme. L'égalisation des conditions va conduire les individus à être plus indépendants et autonomes, ce qui va renforcer l'individualisme. * L'indépendance ou émancipation des individus a des contreparties. Les rapports entre les individus sont temporaires, mobiles, sans continuité. Le lien social est électif, ce qui constitue le premier effet pervers de l'individualisme. * Le deuxième effet pervers de l'individualisme est l'égalitarisme, c'est-à-dire la recherche excessive de l'égalité entre les individus. [...]


[...] - La séparation des pouvoirs. Au final, bien que le peuple aime la liberté, en effet selon Tocqueville les hommes "ont un gout instinctif pour elle", ils préfèrent malgré tout l'égalité : "ils ont un gout dépravé pour l'égalité". L'égalisation des conditions est ainsi porteuse de risques de dérives despotiques, en tout cas de nivellement par le bas "qui porte les faibles à vouloir attirer les plus forts à leur niveau". III. Les prolongements contemporains. Les analyses de Tocqueville conservent une grande actualité, notamment au regard des défis auxquels sont confrontées les sociétés démocratiques. [...]


[...] Alexis de Tocqueville (1805-1859). D'origine aristocratique, de condition aisée, Alexis de Tocqueville entreprend des études de droit et est nommé juge au tribunal de Versailles. En 1830 il est mandaté par le ministère de l'Intérieur pour se rendre aux Etats-Unis étudier le système pénitentiaire où il reste un an. A son retour il rédige son œuvre maitresse "De la démocratie en Amérique" (1835), ce qui lui permet d'être élu à l'Académie Française en 1841, où il va côtoyer les personnalités de l'époque : Victor Hugo, Mérimée, Musset. [...]


[...] Les hommes y sont moins liés aux autres générations, d'où un nouvel état d'esprit, une nouvelle mentalité. Pour autant, elle n'est pas exempte d'effets pervers (d'externalités négatives). L'individualisme envisagé par Tocqueville comme une qualité (en ce qu'elle qualifie, caractérise) individuelle et non comme une valeur sociale se développe. Ce thème a été étudié par les pères fondateurs de la sociologie : Pour Durkheim, son développement est lié au passage d'une solidarité mécanique à une solidarité organique. Pour Weber, son développement est plutôt lié à l'émergence d'une culture protestante dans laquelle chaque croyant est seul face à Dieu, recherchant individuellement un signe de son élection divine par la réussite. [...]


[...] La conception de la démocratie. Dans son ouvrage De la démocratie en Amérique, Tocqueville analyse les relations entre égalité et liberté. De par son éducation aristocratique, il est perplexe devant l'évolution des sociétés, d'où son important travail de comparaison entre les pays d'Europe et les Etats-Unis. La société Américaine pour Tocqueville est animée d'une dynamique sociale qui fait que les hommes aspirent à une égalité sociale. Pour Tocqueville, la marche vers la démocratie est inévitable. Les principes démocratiques finiront par l'emporter et toutes les entraves à la marche vers la démocratie n'auront pour effet que de différencier son avènement qui se fera alors dans le cadre d'une radicalité, d'un épisode radical, c'est-à-dire une révolution. [...]

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