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Histoire des idées politiques: de la fin du XVII au XIXème siècle

Histoire des idées politiques: de la fin du XVII au XIXème siècle
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Résumé

Partie I: Les piliers de la pensée politique pré-révolutionnaire La remise en cause de l'absolutisme Chapitre 1: La voie modérée dans la contestation de l'absolutisme-Locke et Montesquieu Chapitre 2 : Jean Jacques Rousseau ( 1712-1778 ) La voie démocratique : l'absolutisme de la volonté générale Partie 2 : Les grands courants du 19e siècle : le courant libéral et le courant socialiste

L'antiquité grecque est à l'origine d'une réflexion sur la condition de l'Homme en société. Pourquoi l'homme vit il en société? C'est une réflexion sur le pouvoir qui va émerger. Cette pensée politique grecque se construit dans le cadre d'une Cité État. Ce mot « politique » qu'on peut rattacher au mot « polis » (cité) traduit une réflexion sur les problèmes de la Cité. Faire de la politique, c'est réfléchir sur les problèmes de l'Homme dans la Cité. Cette réflexion est menée par les penseurs grecs sur plusieurs niveaux: quels sont les fondements de la Cité, ses origines? Ensuite , quelle est son éthique? (ethos de la cité), une manière de vivre à l'intérieur de la Cité qui va englober des aspects moraux et juridiques. Ensuite on en arrive aux institutions, au gouvernement, au pouvoir lui même. (sa légitimité, son organisation, son exercice). Ensuite on a les maladies et les remèdes éventuels pour soigner la Cité, avec cette recherche de la Cité idéale. Si on part d'Aristote, L'homme est un animal politique, ou l'homme est un animal civique: cela signifie que l'homme est un animal, (Aristote est le 1er philosophe à le dire) et que cet animal, cet homme vit non seulement en Cité, mais il fait de cette vie dans la Cité l'une de ses principale préoccupation. Cela signifie que l'homme social, cet animal civique, doit constamment réfléchir. Il doit utiliser toute son intelligence à la réflexion politique, sur sa condition d'homme social. D'où l'idée que les débats, les discours, les disputes politiques qui se tiennent dans l'agora constituent la principale activité du citoyen. Le citoyen, étant défini comme un homme libre qui va passer son temps à réfléchir sur les moyens d'améliorer la Cité. Pour les grecs, la Cité est l'unité politique par excellence. C'est vraiment le cadre idéal de la vie sociale. Cette Cité a une population restreinte sur un territoire peu étendu (15 000, 20 000 citoyens à Athènes au IVème). C'est une organisation politique souveraine. Elle est indépendante, avec son propre droit, son propre gouvernement. Cette Cité est une unité religieuse également mais plus au sens moral qu'en référence à une organisation, une église. La Cité a ses propres divinités (pas forcément celles des autres Cités) et elle a son propre ethos, sa propre éthique, sa propre morale. C'est ce cadre étroit qui fait que la Cité peut garantir au citoyen grec un statut personnel, un ethos, une manière d'être. Cela a pour conséquence que le citoyen s'identifie étroitement à la Cité. Par conséquent, il se soumet à la Loi de la Cité, expression du bien commun civique. Il y a une disponibilité des citoyens pour aller sur la place publique pour discuter des idées qui circulent. Le citoyen par excellence devrait être libéré des tâches matérielles autres que celles qui sont intellectuelles. Les citoyens ne travaillent pas, il y a un système juridique à part. La réflexion politique s'étend à ce qu'on va appeler la constitution de la Cité, c'est à dire la forme du gouvernement, la politeia . Les penseurs grecs font un lien étroit entre la constitution de la Cité et l'ethos de la Cité. Par conséquent, lorsque Platon analyse en théorie les différents régimes politiques, il constate que toutes les Cités font l'apprentissage de tous les régimes politiques. On va passer de la monarchie à l'oligarchie...il y a un cycle qui se répète. Ce qui signifie que puisque les formes de régime changent, de manière cyclique, l'éthos de la Cité est modifié. La seule référence historique valable pour les hommes du XVIIIème siècle est Spartes, car elle avait une stabilité politique et morale. Néanmoins, le fait que la plupart des Cités font l'expérience d'à peu pres toutes les gammes de régime, nourrit la réflexion critique. Ce qui distingue les cités grecques des autres cités antiques (Egypte, Mésopotamie: deux cités empire pour lesquelles ont a des sources). On sait que ce qui fait l'originalité des cités grecques est la participation des citoyens à la cité. Dans chaque Cité on a une assemblée, alors que dans les autres systèmes politiques, en Égypte ou Mésopotamie, le sujet ne participe en rien à la vie politique de la Cité dans la mesure où cette politique est inexistante. Pourquoi? Car le pharaon est un dieu incarné. On peut dire dans ce contexte que c'est à partir du Vème siècle que la pensée politique grecque va se développer et s'orienter vers la recherche de la Cité idéale. À partir de Spartes l'oligarchique et Athènes la démocratique, et la fondation des colonies en Méditerranée jusqu'à Marseille va constituer un formidable laboratoire expérimental pour tester différentes formes d'institutions, différents principes, avec une observation et la possibilité ensuite de théoriser. Cette pensée politique grecque répond à un double souci. C'est en cela qu'elle est fondamentale pour nous encore aujourd'hui. Il y a un soucis éthique, moral: quels sont les moyens dont disposent la Cité, donc le pouvoir , et quels sont les buts recherchés par cette Cité ne faisant que mettre en œuvre ce que les citoyens ont déterminé comme étant l'utilité commune. Entre la discussion à Athènes et l'absence de discussion et la réflexion médiévale, il y a un monde. Il y a aussi un souci pratique, en effet, la politique doit servir le citoyen, la communauté des citoyens. Elle vise à réfléchir sur la place du citoyen dans la Cité. À ce titre c'est un art, ce n'est pas encore une science. La Cité souffre, et tout l'art du politique sera de rechercher les remèdes pour soigner la Cité. Aristote fait beaucoup de métaphores médicales. Thomas d'Aquin au XII fait découvrir les écrits d'Aristote. Platon nait en 427 av JC et meurt en 347 av JC. C'est un athénien, disciple de Socrate, avec une notion clé dans toute son œuvre qui est la sagesse qu'il nomme la sophia, d'où le nom de doctrine sophocratique (pouvoir de la sagesse dans la Cité). Les hommes du XVIIIème parlent de raison. Chez Platon, la sagesse est la capacité à percer la complexité du monde. L'intelligibilité du monde veut dire que si on a la sagesse (minorité), si on a cette capacité, on pourra comprendre comment le monde fonctionne à travers différentes sciences. Cette sagesse ou Raison, ou intelligence, pour Platon, c'est quelque chose d'inné. Elle ne s'acquiert pas même avec le temps. Par conséquent, les sages (sophoï), ceux qui sont amoureux du savoir (qu'on appellera bientôt les philosophes). Pour Platon, seuls ces philosophes sont aptes à gouverner et le mérite. On a deux conséquences. On a une conception aristocratique du pouvoir, et un rejet de la démocratie. Dans toute Cité, observe Platon, les sages sont en minorité, donc la médiocrité est la majorité de la Cité. Au niveau du recrutement, pour Platon, il est évident que le pouvoir ne tient qu'à des qualités personnelles. Autrement dit, le pouvoir ne tient pas à des institutions. Cette sagesse ne s'acquiert pas, donc sa transition ne peut être que héréditaire. À partir de là, Platon, toujours se fondant sur l'observation, est amené à distinguer trois catégories de citoyens. Tout d'abord, ceux qui possèdent la Raison (les sages), qui se transmettent de manière héréditaire cette sagesse. Ceux qu'il nomme les irascibles, qui sont toujours en colère, qui veulent se battre pour la Cité: les guerriers. Ceux que Platon nomme les sensuels. Ceux qui vivent en fonction de leurs sens. Ce sont les paysans et les artisans. Cette classification permet le maintien du régime. C'est un remède aux maux dont souffrent toutes les Cités. Ce mal qui est général, c'est l'aspect cyclique des choses c'est à dire que régulièrement, on change de régime parce qu'on change d'éthique.

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