L'économie sous l'Ancien régime

L'économie sous l'Ancien régime

Résumé du document

Une économie française, comme pour le reste de l'Europe, principalement dominée par l'agriculture. Une économie d'autosubsistance (servant en premier lieu à se nourrir) et une commercialisation marginale Un secteur secondaire (production de biens manufacturés) marginal (50% de ce que rapporte l'agriculture à la fin du XVIIIe s.) Transformation de la matière première (bois, fibres textiles, pierre…) en produits manufacturés Aujourd'hui, en France, le secteur automobile est le secteur industriel majeur.

Sommaire

I. Une économie agraire A. Une agriculture vivrière B. La tyrannie des bleds C. Des techniques agricoles archaïques II. Les activités proto-industrielles A. Une activité dépendante des contraintes naturelles B. La prépondérance de l'industrie du textile et une industrie métallurgique dynamique C. La prépondérance des manufactures dispersées III. La croissance économique au XVIIIe siècle A. Des progrès agricoles régionaux B. La croissance industrielle stimulée par le commerce atlantique C. L'amorce d'une concentration manufacturière

Informations sur le cours

Catherine
  • Nombre de pages : 5 pages
  • Publié le : 08/02/2019
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 08/02/2019
  • Consulté : 1 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] Dans les mentalités ce qui est anciens est toujours meilleur, à fait ses preuves 1 La pratique de l'assolement à rotation triennale ou biennale avec jachère Assolement en plusieurs espaces d'un terroir ensemble des terres exploitées par une population) - Les champs (ager) cultivés, production de céréales et autres cultures - Hortus espace de liberté, majorité des productions des jardins pas taxée, expérimentation de nouvelles espèces - Zones plus distantes des habitations (saltus), landes, bocages, marais, forêts etc non cultivés, espaces où les bêtes peuvent glaner (cochons), bergers y conduisent leurs troupeaux, exploitation du bois (chauffage, construction) Espace fondamental où privatisation et droits de propriété ont suscités des mécontentements Peu d'élevage donc peu d'engrais, le seul moyen de conserver la fertilité des terres est le repos (jachère) Assolement à rotation triennale ou biennale avec jachère : division des champs en 3 parties • Céréales les plus riches nécessitants plus de sels minéraux, plantés à l'automne (« blé d'hiver ») • Céréales du printemps, non panifiables, moins exigeantes • Jachère Conséquences : une gestion collective des travaux, 1/3 du terroir immobilisé par la jachère Terres riches du Nord de la France : plan triennal Terres plus pauvres (ex : montagnes) : plan biennale 2 Un outillage rudimentaire et un travail pénible Le paysan travail de l'aube au crépuscule, un travail principalement manuel, physique La jachère nécessite également du travail (labour pour aération des terres) Nord de la France : terres lourdes et riches, labour à la charrue à bœuf Méditerranée : terres légères, fragiles, araire L'agriculture occupe 80% des travailleurs, auto consommation principalement, céréales dominent, faibles rendement, peu outillés, dépendance des aléas du climat Les activités proto-industrielles Les activités industrielles ne rapportent 50% de ce que rapporte la production agricole Mais elles ne pas marginales car grâce au commerce elles sont sources de profits Une industrie dispersée, l'ouvrier de l'époque c'est le paysan La base du système économique français sous l'Ancien Régime c'est sa population (différent du système anglais basé sur l'industrialisation) (20 millions de Français, 8-9 millions d'Anglais) France premier producteur industriel, dépassé par l'Angleterre fin XVIIIe s Une activité dépendante des contraintes naturelles Des matières premières issues des cultures (lin, chanvre ) et de l'élevage (laine) Mauvaises récoltes de céréales = disette mais également chômage des meuniers Dépendance des sources d'énergies : eau (moulin fonctionne en lien avec le débit 9 mois/an), vent (1700 : moulins dans le Royaume), bois et charbon (proximité forêts/villes) Une industrie liée au secteur primaire, insérée dans l'espace rural 2 La prépondérance de l'industrie du textile et une industrie métallurgique dynamique 1 Le textile Prédominance de l'activité textile • Laine, France spécialiste du drap (unité de mesure) grossier Italie, Flandres : draps de luxes) • Chanvre, tissus rugueux mais résistant • Soieries encouragées pour limiter les importations venues d'Italie et des Flandres • Coton importé puis transformé en France, indiennes, cotonnades colorées, 1ère manufacture de coton en France en La métallurgie Travaux qui transforment les minerais, fer en objets manufacturés Usines placées à proximité de mines en surface ou peu profondes présentent sur tout le territoire Le fourneau, outil de base en métallurgie - Fabrication directe : mélange minerais et charbon de bois dans le fourneau activé par le soufflage à bras, ensuite modelé le produit obtenu - Fabrication indirecte : minerais fondus dans les hauts fourneaux pour obtenir de la fonte qui sera ensuite coulée et travaillée pour fabriquer les objets Plus productif car la fonte exploite plus de minerais mais reste cassante jusqu'au XVIIIe s. [...]


[...] de terres cultivables) - Moins en moins de terres en jachère (surtout Alsace, Nord et bassin parisien) remplacées par la culture de fourrage (nourriture pour les élevages, enrichissement des terres) et de légumineuses et oléagineuses pour les terres les plus dynamiques (fin XVIIe s terres en jachère) - Quelques avancées technologiques mineures : augmentation du nombre de chevaux par charrue - Nouveautés agricoles venues du nouveau monde (ex Pomme de terre des Andes qui met cependant beaucoup de temps à s'imposer en Europe car considérée comme aliment des cochons) - Un début de spécialisation : laitages pour Paris = Normandie 2 La croissance industrielle stimulée par le commerce atlantique Augmentation de la consommation de chanvre car utilisation construction navale (toiles) Manufacture cotonnade : 800 ouvriers des enfants) Fin XVIIIe s. [...]


[...] Nécessite plus d'énergie Vise marché local France demeure dépendante des importations des produits en métal venus de Suède, Russie, Angleterre 3 La prépondérance des manufactures dispersées 1 La domination de la proto-industrie • Corporations : urbaines, associations selon corps de métiers, dépendent du Conseil de Ville, nombreuses règles et normes, petits ateliers, monopole de production d'un produit • Dès la Renaissance des marchands souhaitent s'émanciper de ce système de corporations, ils vendent des matières premières aux paysans, cette main d'œuvre rurale la transforme puis la revend au marchand qui échappe ainsi au règlement drastique urbain (=domestic system) Revenu d'appoint pendant les temps mort de l'agriculture (hiver) Principalement domaine du textile En général le paysan reste indépendant 2 Les premières manufactures concentrées : les manufactures royales Essor fin XVIIe s., mécanisation de la production, emploi de plusieurs centaines de travailleurs Un développement sous l'impulsion de Colbert, Contrôleur Général des Finances Entreprises privées mais protégées de la couronne, nombreux privilèges Principalement produits d'armement et de luxe Restent marginales La croissance économique au XVIIIe s Des progrès agricoles régionaux XVIIe s. [...]


[...] L'économie sous l'Ancien Régime Introduction - Une économie française, comme pour le reste de l'Europe, principalement dominée par l'agriculture - Une économie d'autosubsistance (servant en premier lieu à se nourrir) et une commercialisation marginale - Un secteur secondaire production de biens manufacturés) marginal de ce que rapporte l'agriculture à la fin du XVIIIe s.) Transformation de la matière première (bois, fibres textiles, pierre ) en produits manufacturés Aujourd'hui, en France, le secteur automobile est le secteur industriel majeur A l'époque c'était le domaine du textile (comme pour les pays émergeants actuellement, ex : Inde Bangladesh) avec les vêtements, le linge de corps et de maison et à moindre mesure le secteur métallurgique (armes, outillages, munitions, ferronnerie l'ébénisterie (meubles), le bâtiment, les chantiers navals (navires de guerre et marchands) - Une organisation dispersée du secondaire (domestic system), pas de vastes usines, petites entreprises spécialisées reliées entre elles - Des produits manufacturés destinés principalement à une utilisation courante, principe de l'autarcie = les individus n'achètent que ce qui ne peuvent produire eux même (parties métalliques des outils agricoles, aiguilles) Siècle des Lumières : développement d'un premier marché de consommation depuis le haut vers le bas dans les mesures des capacités, acquisition d'éléments superflus (=fantaisies) (ex : miroir, tabatière, chaussures autres que sabots ) pas de nécessité première mais servant à agrémenter le quotidien, les principaux médiateurs sont les domestiques avec la récupération d'anciens vêtements de leurs maîtres et leur envoie à la famille restée à la campagne - Une commercialisation non locale marginale, un rayon commercial étroit - Un lien étroit entre la santé économique et le facteur démographique : plus le nombre de bras disponible est important plus la production sera élevée, technologie médiocre ne permettant pas de compenser l'absence da facteur travail - Siècle des Lumières : augmentation population, augmentation production de manière définitive, une production stimulée par un marché d'outre- mer lié à un premier empire colonial Ne pas exagérer cette croissance : handicaps structurels demeurent (qualité des infrastructures, nombreuses des douanes internes au royaume (même si décloisonnement progressif des régions) : hausse des coûts de production) PB : Comment est-on passé d'une économie essentiellement agraire d'autosubsistance à une économie plus prospère au XVIIIe s. [...]


[...] Une économie agraire 1 Une agriculture vivrière Objectif agriculture : faire vivre la population locale, les paysans produisent donc pour se nourrir (« le pain quotidien ») et non pour vendre leur production = autosubsistance Pain (céréales) = base de l'alimentation, ¾ de la ration journalière de calories provient de céréales Seuls les individus les plus riches alimentation plus diversifiée (laitages, viandes voire fruits cuits) Céréales mangées sous forme de pain (2kg/jour/foyer) Sorte de pain le plus couramment consommé : noir gris, très nutritif, se conserve bien, dur donc trempé dans la soupe pour le ramollir, seigle et méteil Pain blanc consommé par les plus aisés, en ville : froment, se conserve moins bien, demande plus de travaille au meunier Pain aliment de base, surtout pour les plus pauvres Viandes par marginale (au Moyen Age plus de viande consommée que durant les Temps Modernes) et symbole d'aisance Sel : aliment beaucoup consommé, 3,5kg à 8kg/an (aujourd'hui : 2,2kg), utilisé pour conservation, relève le goût plutôt fade des céréales aliment de base, quantité minimum à acheter dans certaines régions (gabelle) Sucre : forte consommation surtout dans les villes sous forme de desserts sucrés qui se développent au XVIIIème s., après 1750 apparition de produits exotiques (cacao, café) ← Une alimentation routinière pauvre carence en glucide et vitamines = rachitisme, problème ossature, petites tailles (moyenne 1m55), bassins des femmes étroits (difficultés accouchement) 2 La tyrannie des bleds 1 Les céréales Domination des céréales panifiables • Le froment : céréale de luxe, ne se cultive que sur des terres riches, important travail de meunerie des terres arables lui sont consacrées • Le seigle : s'accommode aux sols pauvres, moins de travail de meunerie des terres arables • Le méteil : mélange hybride entre froment et seigle, se cultive partout Céréales non panifiables : • Orge, avoine : nourriture pour les bêtes, bière, semées en mars, temps de maturation moins élevé • Maïs : importé du Nouveau Monde, succès principalement sud-ouest France Céréales jusqu'à 70%-80% des terres arables, jamais inférieur à 50% Une agriculture de type extensif : l'étendue conditionne les quantités récoltées 2 La faiblesse de l'élevage Peu d'élevage, stratégique : - 1 hectare de blé - 1 hectare de prairie pour les bêtes Un élevage fragile : épizooties (maladies, infections) Des bêtes de plus petite corpulence (300kg max, aujourd'hui jusqu'à 800kg) Prépondérance des ovins, « bêtes à laine », se nourrissent de tout Bovins principalement élevés pour les produits laitiers et leur force de travail Porcins en recul à cause des défrichements mais restent nombreux Volailles omniprésentes 3 Les autres cultures Cultures destinées à être transformées en produits manufacturés cultures industrielles) - Cultures teinturiers : garance (rouge), pastel (bleu) - Lin, chanvre : textile - Murier : soie (vers a soie) Horticulture (du latin hortus = jardin), le jardin espace économique, cultures souvent non soumises aux taxes et impôts - Herbes vertes : poireaux - Racines : radis, carottes - Légumineuses à grain : lentilles, pois, haricots - Produits venant du Levant ou du Nouveau Monde : tomates, pêches Viticulture, sur tout le territoire français, vin consommé avec de l'eau pour ses vertus antiseptiques (eau contenant des éléments pathogènes), régions spécialisées dans le vin commercial : Bordeaux, Bourgogne 3 Des techniques agricoles archaïques Des techniques agricoles ayant peu évoluées entre la Renaissance et le XVIIIe s. [...]

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