Fiche de Lecture sur les Illuminations d'Arthur Rimbaud

Fiche de Lecture sur les Illuminations d'Arthur Rimbaud

Résumé du document

Fiche de Lecture sur les Illuminations d'Arthur Rimbaud, poète symbolisme du XIXe. Analyse des grands thèmes et de chaque poème en particulier.

Sommaire

I) Un stage d'initiation en Enfers : le catalogue des désespoirs
A. La situation
B. Sa révolte
C. La mise en oeuvre de ces refus
D. La traduction poétique de cette révolution
II) Tout Bazarder ! Délirer à son aise ! Et après ... ?
A. Contestation des valeurs occidentales, en particulier chrétiennes
B. Refus de la réalité présente
C. Fuite du réel
D. Désespoir
E. Attendrissements
III) Interpréter l'insaisissable!  Quelle témérité! 
De 1) à 22) : Etude des poèmes de "Après le déluge" à "Ville"
IV) Une Embellie au milieu de la Révolte
De 1) à 10) : Etude des poèmes de "Ornières" à "C'est l'aube"
V) Des songeries très sombres avec quelques éclaircies !
De 1) à 19) : Etude des poèmes de "Fleurs" à "Génie".
VI) Conclusion

Informations sur la fiche de lecture

Lauren
  • Nombre de pages : 13 pages
  • Publié le : 02/04/2011
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 02/04/2011
  • Consulté : 15 fois
  • Format : .odt

Extraits

[...] La nature se fane. Seuls, les enfants s'émerveillent encore, ou jouent avec le vent, le poète écoute dans la campagne la voix mystérieuse des nymphes. Mais il reste impuissant, avec son ignorance. Ce poème, très juvénile dans son désir d'anéantir radicalement l'ancien monde par un déluge, se résout dans un désenchantement: tout recommencera comme avant. Enfance I (p. 91) Une présence féminine hante un monde printanier à peine émergé des eaux. Mais cet être inaccessible et multiforme, tour à tour poupée, fillette, femme, semble inexorablement voué à l'ennui, qu'il soit mère, soeur, amante, princesse ou esclave. [...]


[...] On ne peut guère que s'ennuyer, mourir, tuer . C'est l'impasse, et le désespoir. Ne prenons pas le bourdon, avec tout ça IV. Une Embellie, au milieu de la Révolte. Ornières (p. 112). droite, l'aube d'été éveille les feuilles et les vapeurs, et les bruits de ce coin du parc, et les talus de gauche tiennent dans leur ombre violette les mille rapides ornières de la route humide". La lumière indécise d'un matin fait naître des fantasmagories: le défilé magique d'un cirque, puis un cortège funèbre. [...]


[...] "Un couple de jeunesse s'isole sur l'arche - est-ce ancienne sauvagerie qu'on pardonne? - et chante, et se poste". Ce retour à la simplicité primitive nous repose des complications précédentes. Génie (p. 150). L'éditeur a choisi cette profession de foi, pour terminer la révolte en apothéose. "Il est l'affection et le présent, puisqu'il a fait la maison ouverte à l'hiver écumeux et à la rumeur de l'été, lui qui a purifié les boissons et les aliments, lui qui est le charme des lieux fuyants et le délice surhumain des stations". [...]


[...] Elle se peuple de silhouettes et de sons. Milieux, époques, traditions s'y confondent en un concert indistinct. Puis tout se résout dans l'immensité des éléments primordiaux. "L'eau est grise et bleue, large comme un bras de mer. Un rayon blanc, tombant du haut du ciel, anéantit . " Rimbaud ne se laisse pas prendre longtemps à la vision du monde qu'il habite. Il le détruit bientôt, et prend sa distance en le niant d'un mot:"comédie" Ville (p. 111). Dans une ville nouvelle, purgée de toute superstition, de toute culture, de tout principe, où rien dans la conception, l'architecture ou l'ameublement ne rappelle quoi que ce soit du passé, la vie, qui devrait être merveilleuse, n'a pas comblé les voeux du poète. [...]


[...] Il y a quelque chose de naïf dans ce goût de Rimbaud pour les mots clinquants C'est artificiel, mais assez agréable. Nocturne Vulgaire (p. 124) Dans une course désordonnée à travers une ville misérable, puis une campagne obscure et inquiétante, le poète est lancé vers un avenir incertain, tandis qu'aux fenêtres du carrosse qui le sépare du monde, apparaissent des figures étranges. Violence, sexualité, mort, horreur et tremblement, nous retrouvons dans ce cauchemar les obsessions du poète. Marine (p. 126). [...]

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