"L'Etranger" d'Albert Camus : le réquisitoire du procureur

L'Etranger d'Albert Camus : le réquisitoire du procureur

Résumé du document

L'Étranger est un roman d'Albert Camus, paru en 1942. Il fait partie du « cycle de l'absurde », trilogie composée d'un roman, d'un essai et d'une pièce de théâtre décrivant les fondements de la philosophie camusienne : l'absurde. Le passage étudié se situe à la fin du procès de Meursault. Les témoignages recueillis ont donné lieu à une relecture de la première partie. Le réquisitoire du procureur apparaît comme le point culminant de ce procès.

Sommaire

  1. Présentation générale de l'oeuvre
  2. Présentation de l'extrait
  3. Lecture
  4. Problématique et plan
    1. La vérité des faits
    2. Une justice défaillante

Informations sur le commentaire de texte

Nathalie
  • Nombre de pages : 2 pages
  • Publié le : 08/09/2009
  • Langue : français
  • Consulté : 65 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] «Sans doute, ajoutait-il, nous ne saurions le lui reprocher. Ce qu'il ne saurait acquérir, nous ne pouvons nous plaindre qu'il en manque. Mais quand il s'agit de cette cour, la vertu toute négative de la tolérance doit se muer en celle, moins facile, mais plus élevée, de la justice. Surtout lorsque le vide du cœur tel qu'on le découvre chez cet homme devient un gouffre où la société peut succomber.» C'est alors qu'il a parlé de mon attitude envers maman. [...]


[...] Il va ainsi prouver la préméditation du meurtre. Par exemple, cette lettre devient une lettre de double but comme l'explique la construction de la phrase pour attirer sa maitresse Cette réécriture montre que Meursault aboutit à la description d'un meurtre avec préméditation Transition : Meursault est pris au piège de la construction d'un sens par la machine judiciaire dont le seul vrai but est de déposséder sa vie et non de juger une simple affaire criminelle. II Une justice défaillante Ici, Camus va dénoncer les fonctions de la justice qui cherche plus à garantir l'ordre social plutôt que de rendre une décision équitable : L'homme qui est assis sur ce banc En disant un gouffre où la société peut succomber En faite, il faut exclure de la société celui qui la remet en question. [...]


[...] Mais naturellement, dans l'état où l'on m'avait mis, je ne pouvais parler à personne sur ce ton. Je n'avais pas le droit de me montrer affectueux, d'avoir de la bonne volonté. Et j'ai essayé d'écouter encore parce que le procureur s'est mis à parler de mon âme. Il disait qu'il s'était penché sur elle et qu'il n'avait rien trouvé, messieurs les Jurés. Il disait qu'à la vérité, je n'en avais point, d'âme, et que rien d'humain, et pas un des principes moraux qui gardent le cœur des hommes ne m'était accessible. [...]


[...] J'avais provoqué sur la plage les adversaires de Raymond. Celui-ci avait été blessé. Je lui avais demandé son revolver. J'étais revenu seul pour m'en servir. J'avais abattu l'Arabe comme je le projetais. J'avais attendu. Et «pour être sûr que la besogne était bien faite», j'avais tiré encore quatre balles, posément, à coup sûr, d'une façon réfléchie en quelque sorte. voilà, messieurs, a dit l'avocat général. J'ai retracé devant vous le fil d'événements qui a conduit cet homme à tuer en pleine connaissance de cause. J'insiste là-dessus, a-t-il dit. [...]


[...] Il doit être puni en conséquence.» Ici, le procureur a essuyé son visage brillant de sueur. Il a dit enfin que son devoir était douloureux, mais qu'il l'accomplirait fermement. Il a déclaré que je n'avais rien à faire avec une société dont je méconnaissais les règles les plus essentielles et que je ne pouvais pas en appeler à ce cœur humain dont j'ignorais les réactions élémentaires. vous demande la tête de cet homme, a-t-il dit, et c'est le cœur léger que je vous la demande. [...]

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