Etude de la régulation de la musculature de l'intestin par le système nerveux autonome

Etude de la régulation de la musculature de l'intestin par le système nerveux autonome

Résumé du document

La digestion des aliments permet d'obtenir de petites molécules à partir de ces aliments et ceci par différentes étapes : la mastication, la déglutition et le péristaltisme de l'intestin. Ce péristaltisme est contrôlé par une innervation extrinsèque et intrinsèque. Dans ce TP, c'est l'innervation extrinsèque qui est mise en évidence par l'intermédiaire du système sympathique et parasympathique. La technique d'organe isolée est utilisée pour tester des gammes croissantes d'acétylcholine et d'adrénaline de 10-7 à 10-4 mol/L. De plus, d'autres substances comme l'atropine, la pilocarpine ou le BaCl2 sont également testées pour voir l'effet sur le péristaltisme de l'intestin. Ce TP démontre que l'acétylcholine augmente le tonus des contractions alors que l'adrénaline a un effet contraire. De plus, l'injection de l'atropine avant l'acétylcholine fait diminuer son effet initiale, soit l'augmentation du tonus est moins importante qu'avec l'injection de l'acétylcholine seule. La pilocarpine étant un agoniste des récepteurs muscariniques, elle a le même effet que l'acétylcholine. Enfin, l'injection de BaCl2 entraine la tétanie du muscle lisse en ayant une action inhibitrice des canaux potassiques, responsables de la relaxation. Il s'ensuit donc une dépolarisation continue, entrainant cette tétanie. Ainsi, ce TP a permis de démontrer l'action du système sympathique et parasympathique sur le péristaltisme de l'intestin et par quel récepteur cette régulation intervenait.

Sommaire


I Introduction

II Matériels et Méthodes

1) Préparation de la cuve à organe isolé

2) Anesthésie

3) Préparation des solutions

a) Solutions d'adrénaline

b) Solutions d'acétylcholine

4) Dissection du duodénum

5) Mise en place des tissus

6) Contractions basales

7) Expérimentations

III Résultats

1) Action de l'adrénaline à doses croissantes

2) Action de l'acétylcholine à doses croissantes

3) Action de l'atropine puis de l'acétylcholine

4) Action de la pilocarpine

5) Action du BaCl2

IV Discussion

V Conclusion

Informations sur l'étude de cas

Maëlle
  • Nombre de pages : 10 pages
  • Publié le : 10/04/2011
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 10/04/2011
  • Consulté : 26 fois
  • Format : .pdf

Extraits

[...] Celle-ci active un effecteur qui est la phospholipase C qui va cliver le PIP2 en IP3 et DAG. L'IP3 entraîne l'augmentation du calcium cytosolique aboutissant à une augmentation du tonus musculaire. C'est ce même mécanisme qui permet l'augmentation des sécrétions digestives au cours du processus de digestion. L'acétylcholine agit dans ce cas aussi sur les récepteurs M3 des cellules sécrétrices de l'intestin grêle. A l'inverse, sous l'action du système sympathique le muscle lisse responsable du tonus de l'intestin se relâche : le péristaltisme diminue. La sécrétion digestive est inhibée et le sphincter est stimulé. [...]


[...] En effet, une diminution de 46% du tonus et de 70% de l'amplitude est bien observée ici. De plus, l'injection de l'acétylcholine précédée de l'atropine entraine une augmentation du tonus de 31% et de l'amplitude de 171% par rapport à l'injection d'atropine seule, alors que l'augmentation du tonus est de 494% et de 420% pour l'amplitude par rapport au basal pour l'injection d'acétylcholine seule. La pilocarpine agit comme un parasympathomimétique direct. C'est un agoniste des récepteurs muscariniques de l'acétylcholine. Il mime donc les effets d'une stimulation parasympathique d'où l'augmentation du tonus de 1250% et de l'amplitude de 74% observée après injection de pilocarpine. [...]


[...] Cependant le potassium, en lien avec la relaxation des cellules musculaires, ne permet pas le rôle repolarisant de celui-ci. Le BaCl2 stimule la transmission synaptique par libération d'acétylcholine, puis succède un blocage neuro-musculaire, qui semble être du à la modification de la perméabilité au avec maintien de la dépolarisation au niveau de la plaque motrice. Ainsi dans le TP, nous observons bien une augmentation du tonus de 1910% et une diminution de l'amplitude de 100%. En effet, le muscle se contracte et reste en tétanie du fait du maintient de la dépolarisation. [...]


[...] Dans ce TP, c'est l'innervation extrinsèque qui est mise en évidence par l'intermédiaire du système sympathique et parasympathique. La technique d'organe isolée est utilisée pour tester des gammes croissantes d'acétylcholine et d'adrénaline de 10-7 à 10-4 mol/L. De plus, d'autres substances comme l'atropine, la pilocarpine ou le BaCl2 sont également testées pour voir l'effet sur le péristaltisme de l'intestin. Ce TP démontre que l'acétylcholine augmente le tonus des contractions alors que l'adrénaline a un effet contraire. De plus, l'injection de l'atropine avant l'acétylcholine fait diminuer son effet initiale, soit l'augmentation du tonus est moins importante qu'avec l'injection de l'acétylcholine seule. [...]


[...] Cet effet est consécutif à son action sur les récepteurs α 1 et 2 des cellules musculaires lisses intestinales. En agissant sur les récepteurs α 1 des sphincters, l'adrénaline permet leur contraction, empêchant ainsi le passage des aliments le long du tube digestif Figure 33 : Mécanisme induit par l'action de l'adrénaline sur les récepteurs α 1 présent dans les muscles lisses de l'intestin Ref : Atlas de poche de Physiologie 3éme édition, S. Silbernagl, A. Despopoulos, MédecineSciences Flammarion L'atropine est un inhibiteur compétitif des récepteurs cholinergiques muscariniques (parasympatholytique). [...]

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