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Le mouvement ouvrier en Europe avant et après la Seconde guerre mondiale (cours d'histoire)

En Europe occidentale, la croissance de la classe ouvrière, qui a commencé dans les années 1830, s'est poursuivie jusqu'au déclin des années 1970 avec une rupture dans les années 1930 (crise économique). Ainsi, la France compte 6,5 millions de travailleurs en 1914, 7,2 en 1932 et 8,3 en 1973. Cette classe ouvrière est renforcée par la fertilité des travailleurs (difficulté à quitter la classe ouvrière), l'exode rural et l'immigration.

Mouvement ouvrier

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Les conditions de vie et de travail tendent partout à s'améliorer grâce aux luttes des syndicats ; la législation du travail évolue dans un sens favorable aux travailleurs. Les syndicats se sont intégrés dans la société après la Seconde Guerre mondiale et ont été reconnus comme des acteurs indispensables de la vie sociale.


Évolution du travail ouvrier

La Grande Guerre a été un formidable accélérateur de la taylorisation en raison de la nécessité de produire du matériel de guerre de masse (comme des projectiles). Pendant plusieurs décennies, cependant, le taylorisme a coexisté au sein des usines avec les méthodes d'antan : seules certaines parties du travail ont été rationalisées. Ces nouvelles méthodes de production entraînent la disparition des connaissances et une modification du rapport salarial. Le management se développe dans les entreprises : ingénieurs, techniciens et employés sont de plus en plus nombreux.


La représentation de l'entreprise

Après la Seconde Guerre mondiale, la représentation des salariés s'est accrue : en France, en mai 1946, des comités d'entreprise ont été créés, lieu de décision de l'accompagnement social (enfants, transport des travailleurs, etc.). En Allemagne, en 1951, la loi sur la cogestion allie les syndicats à la direction de grandes entreprises sidérurgiques et minières de plus de 1 000 employés.

À cette époque, l'image du travail suit l'évolution culturelle de la société et les travailleurs sont représentés principalement par des photos publicitaires.


Les conditions de travail

Le salaire journalier est le plus courant au XXe siècle, le paiement mensuel est récent (1960, début des années 1970). Tout au long de la période, à l'exception de la Seconde Guerre mondiale, le pouvoir d'achat des travailleurs tend à augmenter, ce qui se traduit par une réduction de la part du budget consacrée à l'alimentation. Autre élément d'augmentation : la croissance du trop-payé non monétaire initiée par la politique paternaliste d'une partie des employeurs. Les avantages en nature (logements bon marché, chauffage gratuit ou à prix réduit, cantines commerciales et assistants de toutes sortes) permettent d'améliorer le niveau de vie.

Le XXe siècle voit également une diminution du temps de travail aux niveaux quotidien, hebdomadaire, mensuel, annuel ou du cycle de vie. En France, la loi des 8 heures a été votée en 1919, la loi des 40 heures par semaine a été votée en 1936 (annulée en 1938), ainsi que 15 jours de congés payés par an. Renault a établi la troisième semaine de vacances payées en 1955, généralisée en 1956 (par convention collective), et la quatrième semaine en 1963 (généralisée pour dix ans). Le taux de départs à la retraite diminue selon les secteurs. Cette réduction du temps de travail s'accompagne d'une intensification du travail et d'une augmentation de la fatigue.


Sources :

https://mes.hypotheses.org/1286

https://www.philisto.fr/cours-110-classe-ouvriere-europe-de-1919-1974.html


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