Idéologies, opinions et croyances en Europe de la fin du XIXe à nos jours (Bac Histoire)

Au XIXe siècle, l'Europe s'industrialise et les travailleurs constituent une classe sociale en expansion, qui prend conscience de ses spécificités et de sa condition. Dans un contexte de lutte contre l'exploitation des travailleurs dans un monde du travail où la régulation sociale est inexistante, naît le socialisme, une nouvelle idéologie qui s'articule autour de la lutte de classe et de la révolution pour renverser l'ordre bourgeois.

Affiche électorale du SPD pour l'élection du Reichstag

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À ce moment-là la croissance industrielle est très importante.

L'Allemagne de la fin du XIXe siècle est un empire appelé le Second Reich, proclamé lors de la victoire sur les Français en 1871. Il est composé de la Prusse et des états du sud de l'Allemagne, comme la Bavière, le Wurtemberg et les départements voisins d'Alsace et de Lorraine…

Dans l'Empire germanique, le socialisme, organisé autour d'un parti puissant et d'un syndicalisme de masse va se transformer rapidement en une force politique et sociale importante.


1. Les débuts du mouvement ouvrier allemand

Le mouvement ouvrier allemand est né pendant la révolution de 1848, lorsque les premières associations ont formulé des revendications sociales et démocratiques dans le cadre du développement industriel.

Après 1848, le mouvement ouvrier se divise entre une tendance marxiste (Karl Marx, F Engels ; Manifeste du Parti Communiste) à la tête de laquelle il y a Wilhelm Liebknecht (père de Karl) et une tendance réformiste dirigée par Ferdinand Lassalle. Les deux tendances se sont unies au Congrès de Gotha en 1875 avec la création d'un parti ouvrier socialiste.

Le chancelier Bismarck a interdit la démocratie sociale entre 1878 et 1890, mais le mouvement ouvrier a continué à présenter des candidats aux élections. En 1891, lors du congrès d'Erfurt, le parti prend son nom officiel de SPD et commence à se développer, ce qui le conduit en 1912 à devenir la première force politique en Allemagne.

Le soutien du SPD à l’Union Sacrée au début de la Première Guerre mondiale a conduit à une scission avec les socialistes indépendants en 1917.


2. Le mouvement ouvrier de 1918 à 1945

Le 9 novembre 1918, le SPD proclame la République de Weimar, qui veut une république parlementaire, et le KPD/mouvement spartakiste, qui veut une dictature du prolétariat sur le modèle soviétique.

Le SPD participe au gouvernement de la République de Weimar en collaboration avec les partis démocratiques bourgeois, que les communistes dénoncent. C'est pourquoi le SPD et le KPD lutteront seuls contre l'émergence du NSDAP.

La montée au pouvoir de Hitler a entraîné l'interdiction, en 1933, des partis et des syndicats de travailleurs dont les dirigeants ont été poursuivis, emprisonnés dans des camps de concentration ou contraints à l'exil.


3. L'héritage du mouvement ouvrier dans les deux Allemagnes

En avril 1946, les partis ouvriers de la zone d'occupation soviétique fusionnent avec le SED, qui impose sa domination sur la RDA à partir des élections de 1949 jusqu'en 1989 en RDA et la naissance de la RFA.

Le SPD s'est reconstitué en Occident pour se moderniser et est arrivé au pouvoir en 1966 sous le chancelier Willy Brandt, dont l'Ostpolitik (politique de l’est) est populaire.

Après la réunification, le SPD a lutté pour trouver son identité ; ce n'est qu'en 1998 qu'il est revenu au pouvoir.

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