La SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) et le PCF (Parti Communiste Français), du Congrès de Tours au 6 février 1934

La SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) et le PCF (Parti Communiste Français), du Congrès de Tours au 6 février 1934

Résumé du document

La SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière), parti politique fondé lors du congrès du Globe du 23 au 26 avril 1905, est née de la fusion entre le Parti Socialiste français et le Parti Socialiste de France, qui regroupent la tendance marxiste représentée par Jules Guesde et les réformistes représentés par Jean Jaurès et Léon Blum. Le PCF (Parti Communiste Français) est un parti politique issu de la SFIC (Section Française de l'Internationale communiste), née de la scission avec la SFIO lors du Congrès de Tours du 25-30 décembre 1920. Ainsi les délimitations chronologiques du sujet nous invitent à nous interroger sur les relations qu'entretiennent la SFIO et le PCF, leurs similitudes, leurs oppositions, comme le suggère l'ambivalence de la conjonction de coordination « et », ainsi que les pratiques politiques propres à chacun des deux partis étudiés. Le Congrès de Tours représente donc un événement essentiel dans l'histoire de la gauche française, car il marque la scission originelle de deux partis initialement unis d'un point de vue idéologique et politique. La crise du 6 février 1934 marque de même une date significative dans l'histoire de la SFIO et du PCF : les manifestations sanglantes des ligues d'extrême droite à Paris devant la Chambre des députés sont perçues par la gauche française comme la preuve de l'existence d'une menace fasciste dans le contexte de la crise économique de 1929, et de l'arrivée d'Hitler au pouvoir le 30 janvier 1933.

Sommaire

I) Le congrès de Tours, une entrée en crise de la gauche française A) Les causes de la scission originelle du Congrès de Tours B) La SFIO et le PCF : Deux formations divergentes par leurs pratiques et leur structure II) La SFIO et le PCF du milieu des années 1920 à la crise du 6 février 1934 : De l'antagonisme politique à la prise de conscience collective A) La SFIO et le PCF de 1924 à 1934 : L'affrontement de deux logiques politiques divergentes B) Le 6 février 1934 : Les prémices d'un rapprochement politique

Informations sur la dissertation

Diane
  • Nombre de pages : 7 pages
  • Publié le : 02/02/2012
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 02/02/2012
  • Consulté : 4 fois
  • Format : .docx

Extraits

[...] Intervention au Congrès de Tours (1920), Léon Blum, Microforme Graphique : Source : Histoire de la France au XXème siècle (1900-1930) Tome Serge Berstein & Pierre Milza, Éditions Complexe 6 février 1934. Affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre Source : http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=642&d=1&c=6%20fevrier%201934&id_sel=1103 10) 12 février 1932. [...]


[...] » Cette opposition entre la SFIO et le PCF se cristallise politiquement dans le scrutin de 1924. En effet les élections législatives du 11 mai 1924 traduisent l'antagonisme de ces deux partis : dans le cadre d'un scrutin de liste, comprenant des règles proportionnelles accompagnées d'une prime majoritaire, le PCF, soumis aux exigences de l'International, se voit contraint de s'inscrire dans une logique révolutionnaire contre les partis de gauche qualifiés de « bourgeois ». C'est dans cette logique de rejet du jeu électoral que Jean-Jacques Becker et Gilles Candar soulignent que « les socialistes deviennent donc des cibles privilégiés de la propagande communiste. [...]


[...] Le PCF (Parti Communiste Français) est un parti politique issu de la SFIC (Section Française de l'Internationale communiste), née de la scission avec la SFIO lors du Congrès de Tours du 25-30 décembre 1920. Ainsi les délimitations chronologiques du sujet nous invitent à nous interroger sur les relations qu'entretiennent la SFIO et le PCF, leurs similitudes, leurs oppositions, comme le suggère l'ambivalence de la conjonction de coordination « et », ainsi que les pratiques politiques propres à chacun des deux partis étudiés. [...]


[...] - Le PCF quant à lui se présente comme un contre-modèle de la société libérale et capitaliste de la France des années vingt ; « pour mettre en relief son opposition radicale au vieux monde qu'il entend détruire, il prend violemment et ostensiblement le contrepied des idées admises comme consensuelles par la société du temps. » De plus, le suffrage universel est l'objet de sarcasmes au sien du PCF, son objectif étant d'établir la dictature du prolétariat et non de s'incliner devant la souveraineté nationale issue des urnes. « Les idées du Parti communiste suffisent à en faire un élément perturbateur et largement étranger aux valeurs de la société française de l'époque. [...]


[...] Ces évènements sont donc perçus par la gauche française comme la preuve de la montée de la menace fasciste en France. « Le 6 février est l'équivalent français de la « marche sur Rome » qui a conduit au pouvoir le fascisme italien ou des manifestations qui ont précédé l'arrivée d'Hitler au pouvoir le 30 janvier 1933, c'est un coup de force fasciste. Et contre lui, il importe de s'organiser. » Bien que de nombreuses divergences persistent entre la SFIO et le PCF, la portée de cette crise initie un procession de conciliation entre ces deux partis, face à la nécessité de s'organiser contre la montée en puissance des ligues d'extrême droite perçues comme le bras armé du fascisme. [...]

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