La guerre est-elle la continuation de la politique par d'autres moyens ?

La guerre est-elle la continuation de la politique par d'autres moyens ?

Résumé du document

Au cours de l'été 2008, lorsque le conflit d'Ossétie du Sud éclate, la réaction internationale est immédiate : une condamnation unanime de la guerre est faite dans les journaux, on explique que c'est un conflit d'une autre époque, qui date de la guerre froide et qui n'a plus lieu d'être. De la même manière, lorsqu'un soldat meurt en Afghanistan, la guerre est déplorée pour elle-même, la désapprobation est générale. Pourtant, près de trois siècles plus tôt, au XVIIIe siècle, dans le sillage des Lumières, les esprits les plus brillants parlaient déjà de guerre dépassée, d'un autre âge. Le philosophe Kant théorisait l'idée d'une paix perpétuelle, d'une « paix par le droit. » C?est néanmoins quelques années plus tard, au XIXe siècle que la guerre va être théorisée comme une chose de valeur, à la fois rationnelle et nécessaire par Carl Von Clausewitz. Son oeuvre très célèbre, De la Guerre, lue à la fois par Hitler, De Gaulle ou Mao est écrite entre 1818 et 1831, date de sa mort. L'ouvrage est inachevé, car le général prussien est mort du choléra. Au cours de ce travail, nous discuterons la célèbre formule clausewitzienne : « la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens. Dans une première partie, nous détaillerons la théorie de Clausewitz, sa nouveauté et sa force ainsi que l'influence philosophique et historique exercée sur le général prussien et la nature de la guerre selon celui-ci. Dans une seconde partie, nous relativiserons la portée de De la Guerre car cette théorie a été depuis en partie démentie par l'Histoire d'une part, et par les connaissances d'autres approches de la guerre, en particulier chinoises, d'autre part.

Sommaire

  1. Carl Von Clausewitz, un théoricien avant-gardiste
    1. Contexte historique d'écriture de "De la guerre"
    2. La guerre comme prolongement de la politique
  2. Une théorie en partie démentie par le XXe siècle et limitée, car ethnocentrique
    1. Les défauts de la théorie de Clausewitz
    2. La guerre subtile chinoise : Sun Zi "L'art de la guerre" est l'antinomie de Clausewitz

Informations sur le commentaire de texte

amicie
  • Nombre de pages : 7 pages
  • Publié le : 11/02/2010
  • Langue : français
  • Consulté : 18 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] Deuxième courant philosophique, le courant des légistes. Ensemble d'auteurs comme Shang ou Han Feizi, eux mettent l'accent sur l'autorité. Ils tentent de mettre en place un système juridique sévère, c'est une réaction contre le confucianisme, ils disent que la vertu ce n'est pas suffisant. Ils vont écrire des codes avec un système de châtiment, les fameuses tortures chinoises. Troisième courant, le taoïsme qui s'articule autour de Lao Tseu. Les taoïstes ont une philosophie plus spirituelle, ils cherchent avant tout l'harmonie avec la nature. [...]


[...] Il faut créer des dissensions au sein de la population ennemie, et les exploiter. Utiliser pour ça la rumeur, la désinformation. Sun Zi donne une petite théorie de l'art du renseignement. Il y a cinq sortes d'agents secrets : les agents secrets indigènes, ressortissants du pays ennemi ; les agents secrets intérieurs, fonctionnaires travaillant chez l'ennemi, mais qu'on emploie à son compte ; les agents doubles ; les agents secrets liquidables, à qui on donne de fausses informations à faire diffuser chez l'ennemi et les agents secrets volants, qui rapportent des informations du terrain ennemi. [...]


[...] J.-C., époque très guerrière également, où l'on assiste à la disparition des États qui vont fusionner à l'issue de guerres. C'est une époque où les armées sont très grandes, les paysans sont enrôlés. L'arbalète apparait, les cavaliers aussi. Cette période prend fin lorsque les Qin unifient la Chine, lui donnent leur nom entre 231 et 207 apr. J.-C . Les Chinois mêlent leur art de la guerre à des considérations philosophiques et religieuses. Il y a trois grandes traditions philosophiques chinoises. [...]


[...] La guerre est-elle la continuation de la politique par d'autres moyens ? Introduction Au cours de l'été 2008, lorsque le conflit d'Ossétie du Sud éclate, la réaction internationale est immédiate : une condamnation unanime de la guerre est faite dans les journaux, on explique que c'est un conflit d'une autre époque, qui date de la guerre froide et qui n'a plus lieu d'être. De la même manière, lorsqu'un soldat meurt en Afghanistan, la guerre est déplorée pour elle-même, la désapprobation est générale. [...]


[...] Pendant la Seconde Guerre mondiale, la victoire va être apportée par la marine et l'aviation, ce qui est contraire aux théories clausewitziennes. B. La guerre subtile chinoise : Sun Zi l'art de la guerre est l'antinomie de Clausewitz Nous développons ces approches pour montrer le caractère limité de la théorie de Clausewitz car ethnocentrique et détailler le mode opératoire prôner par d'autres civilisations. La Chine a donné lieu à une grande réflexion stratégique, en particulier avec Sun Zi dans l'Art de la guerre. [...]

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