Comment faire de l'élève un lecteur averti et le diriger vers le commentaire littéraire ?

Comment faire de l'élève un lecteur averti et le diriger vers le commentaire littéraire ?

Résumé du document

J'accomplis mon stage en responsabilité au sein d'un lycée. L'établissement offre un cadre de travail très agréable, à la fois grâce à son architecture moderne, à son emplacement calme et à une excellente coopération entre les élèves, l'équipe pédagogique et la direction. De fait, les élèves ne sortent pas du lycée avant la fin de leur journée de cours, l'équipe de direction a organisé de nombreuses activités artistiques et laisse toutes les salles ouvertes à la disposition des plus studieux et l'équipe des professeurs, très soudée, veille à impliquer l'élève (et sa famille) dans sa scolarité.

La classe dont je m'occupe est la seconde douze, dont la particularité tient à l'option langue vivante trois espagnol (une moitié de la classe a choisi l'anglais comme première langue vivante, l'autre moitié a opté pour l'allemand). Certains élèves sont d'origine portugaise, néerlandaise ou ont vécu au Canada. Tous sont francophones ou bilingues et proviennent de classes sociales moyenne ou favorisée. J'ai choisi de travailler sur la méthode du commentaire littéraire car le niveau généralement bon des élèves m'a permis d'aborder cet exercice assez tôt dans l'année (...)

Sommaire

Introduction

I) Présupposés théoriques et instructions pour aborder le commentaire littéraire en classe de seconde

A. Acquis des élèves à l'entrée en seconde et présupposés théoriques
B. Le commentaire d'extraits inclus dans un groupement de textes
C. Le commentaire de textes extraits d'une oeuvre intégrale

II) Les différentes méthodes testées auprès des élèves afin d'aborder les enjeux essentiels de l'exercice sans les bloquer par son aspect rhétorique

A. Le mécanisme interprétatif
B. Le détour par le théâtre
C. L'outil informatique
D. Les oraux et le tutorat

III) Le commentaire littéraire, socle des apprentissages en classe de seconde

A. Un exemple de lien entre le commentaire littéraire et la lecture cursive : le commentaire comme préparation à une lecture autonome
B. La place du commentaire littéraire parmi les autres exercices de la classe de seconde
C. Quelle vision de la littérature est véhiculée par la pratique du commentaire ?

Conclusion

Bibliographie

Informations sur la fiche

Stéphanie
  • Nombre de pages : 20 pages
  • Publié le : 21/10/2009
  • Langue : français
  • Consulté : 14 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] Ainsi, le commentaire littéraire organisé selon un plan n'est pas obligatoire aux Epreuves Anticipées de Français Les élèves sont autorisés à mener une étude linéaire, d'ailleurs peu d'élèves retrouvent cet exercice durant leur scolarité. Seuls les plus assidus abordent de nouveau le commentaire organisé en classe préparatoire. La visée du commentaire ne peut donc être principalement méthodologique, il s'agit avant tout de permettre à ces jeunes gens d'approfondir leur lecture des œuvres littéraires et de rendre compte de leur lecture de manière intelligible. Parallèlement, il convient de ne pas négliger la dimension argumentative de ce type de travaux et le lien intrinsèque qu'elle entretient avec la dissertation et le sujet d'invention. [...]


[...] Cela est encore plus évident lorsqu'il s'agit d'une pièce de théâtre, car le programme de seconde, qui préconise l'étude d'une comédie ou d'une tragédie en œuvre intégrale, court le risque d'être envisagé de façon utilitariste. En d'autres termes, le professeur est tenté de montrer la variété des procédés théâtraux en choisissant un monologue (si possible délibératif, bien que cela concerne plutôt le programme de première), une scène de stichomythie pour la tragédie, une scène de dialogue (généralement un duo amoureux) et une scène de récit concernant une action qui se déroule hors scène, comme la mort de Britannicus dans la pièce du même nom. [...]


[...] Il y a dans la lecture quelque chose de jubilatoire qui tient sans doute à ce violent contraste entre la modestie de l'objet et sa puissance d'évocation. Le lecteur est quelqu'un qui se déplie de l'intérieur et qui s'épanouit sans même que bouge un seul muscle de son visage. Selon Jean-Michel Maulpoix, la lecture est également une traduction, car Elle consiste à détailler et interpréter des signes et des scènes, tout comme l'écriture consiste à détailler et interpréter le monde. [...]


[...] Cela les a amenés à penser que Julien était parvenu, dans la suite du roman, à convaincre les jurés de leur aveuglement face à certains préjugés sociaux. Ils ne comprenaient pas en quoi le discours de l'accusé le condamnait à mort. Or, si je n'ai à ce moment-là pas pris en compte ces erreurs, je me suis interrogée sur les conséquences qu'elles devaient ou ne devaient pas avoir sur un commentaire d'EAF. L'absence des références culturelles les plus élémentaires doit-elle être prise en compte dès lors qu'elle conduit à faire des contresens sur un texte ? En outre, qu'entend-on par références culturelles élémentaires ? [...]


[...] Il lui appartient de vérifier tout d'abord les représentations de son auditoire. Ainsi, je commence régulièrement mes séquences (particulièrement lorsqu'il s'agit de groupement de textes) en demandant à trois ou quatre élèves de formuler une définition de l'objet ou des objets d'étude. Cette définition étant généralement incomplète ou imprécise, voire erronée, la fréquentation des textes, guidée par le professeur, permet de la rectifier progressivement. Le commentaire de texte se situe donc toujours au centre de la séquence et les remarques générales sur l'objet d'étude doivent se fonder sur des analyses spécifiques à chaque texte. [...]

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