"Que philosopher c'est apprendre à mourir" (Montaigne)

Que philosopher c'est apprendre à mourir (Montaigne)

Résumé du document

Explication de la dernière page de l'essai I, 20 : "Que philosopher c'est apprendre à mourir" de Montaigne. Après avoir, tout au long de l'essai, montré pourquoi il ne faut pas craindre la mort, Montaigne indique comment on parvient à éviter cette crainte. C'est en mettant sous les yeux de son lecteur une scène repoussoir en utilisant la comparaison des frayeurs enfantines qu'il réussit à convaincre.

Sommaire

Conclusion

Informations sur la fiche

Jean-claude
  • Nombre de pages : 4 pages
  • Publié le : 18/02/2007
  • Langue : français
  • Consulté : 35 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] : Pas de conjonction de coordination (donc), pour marquer la conséquence qui s'impose, mais une phrase à portée générale qui fait perdre au mot masque le sens concret qu'il avait dans la phrase précédente. Il prend maintenant un sens abstrait. Le masque désigne alors tout ce dont notre imagination affuble le réel. Osté qu'il sera, nous ne trouverons au dessoubs, : la rapidité du tour indique celle de la démarche intellectuelle qui consiste à se libérer des apparences. que cette mesme mort, : l'expression renvoie à elle estant tousjours une de la première phrase. qu'un valet ou simple chambriere passerent dernierement sans peur. [...]


[...] Estonnees est à prendre au sens étymologique d'extonare frappées par la foudre Alors qu'elle devrait s'attendre à ce que la mort survienne à n'importe quel moment, l'humanité est toujours surprise quand elle survient, c'est toujours un coup de tonnerre dans un ciel bleu Transies signifie ici que les personnes qui viennent voir le mourant sont elles-mêmes contaminées par la mort : elles passent et elles connaissent le froid cadavérique. l'assistance d'un nombre de valets pasles et éplorés : l'énumération se poursuit dans la juxtaposition. Ce sont autant de détails particuliers que M. nous invite à voir. On note un descrescendo dans l'émotion. [...]


[...] recherche les causes, il entend remonter jusqu'à elles. C'est une étiologie de la peur de mourir qu'il propose. celà, qu' . qu'il y ait toutefois : le démonstratif neutre introduit 2 complétives coordonnées par et : chacune d'elles présente un volet d'une même idée : d'une part les combattants, d'autre part les villageois et autres personnes simples ne redoutent pas la mort. aux guerres : M. fait référence aux troubles civils qu'il connaît de près. Les Essais y font souvent référence. [...]


[...] ] parmy les gens de village et de basse condition qu'és autres. : UNE OBSERVATION : LA MORT SUPPORTABLE A LA GUERRE II) Je croy à la verité que ce sont ces mines et appareils effroyables, [ . ] Nous voyla des-ja ensevelis et enterrez. : LA MORT INSUPPORTABLE A LA MAISON III) Les enfans ont peur de leurs amis [ . ] un valet ou simple chambriere passerent dernierement sans peur. : L'EXPLICATION : LE MASQUE . A ÔTER ! [...]


[...] Or les gens sans culture la reconnaissent comme telle. Cet intérêt porté aux gens simples se retrouve souvent dans les Essais. Tout comme la dénonciation des pouvoirs de l'imagination De la force de l'imagination). Quand il écrit ces lignes, en 1572, l'auteur est âgé de 29 ans. Vingt ans plus tard, il mourra chrétiennement, dans la sérénité, après avoir fait venir quelques voisins gentilhommes pour prendre congé d'eux. La scène, rapportée par E. Pasquier, n'est pas sans présenter quelque analogie avec celle que M. [...]

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