Les poèmes censurés du recueil "Les Fleurs du Mal" de Baudelaire

Les poèmes censurés du recueil Les Fleurs du Mal de Baudelaire

Résumé du document

[...]
Les femmes damnées est un poème central du recueil Les Fleurs du Mal qui traduit toute la notion de tiraillement qu'à voulu exprimer Baudelaire. Les héros sont impuissants face à leurs sentiments qui sont des choses théoriquement belles mais qui les font sourire. En effet, dans ce quatrain à rimes croisés, deux femmes nommées Hippolyte et Delphine découvrent ensemble, avec tout ce que cela implique, leur amour réciproque et interdit, d'où le titre et les allusions à l' "enfer" (vers 60). On le comprend clairement par la forte présence de l'amour et de ses manifestations physiques dans les relations des personnages tels que "Delphine la couvrait avec des yeux ardents" (vers 14), "je sens ma bouche aller vers toi" (vers 52) ou "Toi que j'aime à jamais, ma soeur d'élection" (vers 54). L'interdit est mis en ridicule par le vers 60 : "Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer". Mais cependant pèse sur les personnages et entraîne une remise en question traduite par le vers 48 "Avons-nous donc commis une action étrange ?" (...)

Sommaire

I) Le Léthé
II) A celle qui est trop gaie
III) Les Femmes damnées
IV) Le Léthé
V) Les Métamorphoses du vampire

Informations sur le commentaire de texte

Tanguy
  • Nombre de pages : 10 pages
  • Publié le : 25/07/2012
  • Langue : français
  • Consulté : 8 fois
  • Format : .pdf

Extraits

[...] Au cours d'une nuit trop arrosée et fâché par la nouvelle, Baudelaire est sorti dans la rue, un fusil à la main, et s'est mis à hurler : faut fusiller le général Aupick Le soulèvement a été réprimé sans plus d'incident . «Parce que le beau est toujours étonnant, il serait absurde de supposer que ce qui est étonnant est toujours beau.» [ Charles Baudelaire ] - Extrait du Salon de 1859 y a autant de beautés qu'il y a de manières habituelles de chercher le bonheur.» [ Charles Baudelaire ] - Extrait du Salon de 1846 «L'artiste, le vrai artiste, le vrai poète, ne doit peindre que selon qu'il voit et qu'il sent. [...]


[...] CELLE QUI ETAIT GAIE” Première étude Ce poème fait partie des pièces censurées des Fleurs du Mal, qui ont valu à Baudelaire son procès. Le poète joue en effet dans cette pièce avec le non-dit, les insinuations et les codes sociaux en vigueur à l'époque, qui définissent ce qui est bienséant. Il peut-être intéressant de regarder dans ce poème comment Baudelaire va renouveler la poésie. Dans un premier temps, nous étudierons les codes de la poésie classique et ensuite les codes propres à l'auteur qui y sont insérés. [...]


[...] Le poète avec ses idées avant-gardistes sera certes condamné par la justice mais il deviendra le pionnier de la poésie moderne. Quatrième étude métamorphoses du vampire” La femme cependant, de sa bouche de fraise, En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise, Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc, Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc : 05 Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science De perdre au fond d'un lit l'antique conscience. [...]


[...] Les héros sont impuissants face à leurs sentiments qui sont des choses théoriquement belles mais qui les font souffrir. En effet, dans ce quatrain à rimes croisés, deux femmes nommées Hippolyte et Delphine découvrent ensemble, avec tout ce que cela implique, leur amour réciproque et interdit, d'où le titre et les allusions à l'« enfer (vers 60). On le comprend clairement par la forte présence de l'amour et de ses manifestations physiques dans les relations des personnages tels que Delphine la couvrait avec des yeux ardents (vers je sens ma bouche aller vers toi (vers 52) ou Toi que j'aime à jamais, ma sœur d'élection (vers 54). [...]


[...] Ce mannequin puissant (vers avec laquelle il entretient une relation d'amour, prend d'ailleurs la parole le temps d'une citation où elle se joue de son rôle de femme-animale qui étouffe un homme en [ses] bras redoutés (vers 12) ou abandonne aux morsures [son] buste (vers 13). En réponse, l'homme la décris comme un vampire qui a sucé en ses os toute la moelle (vers 17) et semblait avoir fait provision de sang (vers 24) après qu'il ait fermé les yeux. En conclusion, elle lui apporte d'abord par sa beauté, avant lui soutirer ce qu'il a en lui par la suite. [...]

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