L'Art et le Beau dans l'Antiquité : Platon, Aristote et Plotin

L'Art et le Beau dans l'Antiquité : Platon, Aristote et Plotin

Résumé du document

Les « Beaux arts » ne sont pas thématisés comme tels chez Platon, au sens où l'on entend par là, depuis le XVIIIe siècle, les arts dits ‘‘libéraux'', car libres de toute nécessité, de toute fonction et exprimant la beauté (littérature, musique, danse, peinture, architecture, sculpture) bien que Platon en tant qu'Athénien avait sous les yeux bien des œuvres d'art comme le Parthénon achevé peu avant sa naissance (ils mentionnent d'ailleurs des peintres et sculpteurs anciens et modernes (Dédales, Zeuxis ou encore Phidias). Ces beaux arts s'opposent d'une part aux arts qui visent l'utile (l'horlogerie, la cordonnerie, la maçonnerie : « art » est entendu ici comme habileté, technè c'est de là que viendra la différence entre artiste et artisan), d'autre part à ceux qui visent la vérité et s'appuient sur les concepts : les sciences et la philosophie.

Sommaire

  1. L'art et le beau chez Platon
    1. La question de l'imitation : la mimesis
    2. La question du beau
  2. Aristote (358-322 av. J.C.)
  3. Plotin (203-270 apr. J.C.)

Informations sur le commentaire de texte

Quentin
  • Nombre de pages : 4 pages
  • Publié le : 04/05/2010
  • Langue : français
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  • Format : .doc

Extraits

[...] L'Art et le Beau dans l'Antiquité : Platon, Aristote et Plotin A. L'art et le beau chez Platon Les Beaux arts ne sont pas thématisés comme tels, chez Platon, au sens où l'on entend par là, depuis le 18e siècle, les arts dits ‘‘libéraux'', car libres de toute nécessité, de toute fonction et exprimant la beauté (littérature, musique, danse, peinture, architecture, sculpture) bien que Platon en tant qu'Athénien avait sous les yeux bien des œuvres d'art comme le Parthénon achevé peu avant sa naissance (ils mentionnent d'ailleurs des peintres et sculpteurs anciens et modernes (Dédales, Zeuxis ou encire Phidias); Ces beaux arts s'opposent d'une part aux arts qui visent l'utile (l'horlogerie, la cordonnerie, la maçonnerie : art est entendu ici comme habileté, technè c'est de là que viendra la différence entre artiste et artisan), d'autre part à ceux qui visent la vérité et s'appuient sur les concepts : les sciences et la philosophie. [...]


[...] Si les idées existaient en soi dans un autre monde, elles nous seraient inconnaissables. Aristote critique le concept de participation comme relation du sensible aux idées : cette métaphore ne fait que masquer le conflit entre les deux exigences d'identité et de séparation qui sont à l'origine de la théorie platonicienne. Aristote fait donc redescendre l'eidos (idée) platonicienne sur la terre. Plus attentivement que Platon, il prend en compte le plaisir que procurent les œuvres d'art, en distinguant le plaisir esthétique du plaisir sensuel. [...]


[...] La cuillère n'est belle qu'en rapport à ce qu'elle permet d'accomplir. La beauté serait donc fonction d'un bien auquel l'objet beau se montre conforme. Le Beau n'est donc pas spécifiquement l'œuvre des Beaux-arts des arts d'imitation, bien au contraire, puisqu'ils nous enracinent dans le monde sensible en le reproduisant. Il existe un désir capable de rejoindre l'essence du Beau, et de nous détourner peu à peu des faux semblants qui nous séduisent ; ce désir s'appelle Eros. Dans le Banquet, Platon décrit une dialectique amoureuse, ou encore un mouvement par lequel Eros passe d'un désir d'un beau corps au désir de tous les beaux corps, ayant conçu que la beauté a une unité qui dépasse le cas particulier et unifie tous les objets beaux. [...]


[...] L'art est donc ce par quoi la nature est transcendée. L'enseignement de Plotin aura une influence déterminante sur tout l'art médiéval. Pour cet auteur, les artistes ne se contentent pas d'imiter ce que voient leurs yeux, ils ont recours aux mêmes raisons en quoi consiste la nature et avec lesquelles la nature opère, sans compter qu'ils créent d'eux-mêmes beaucoup d'images et en corrigent d'autres là où la perfection fait défaut, pour leur donner de la beauté Selon Plotin, l'artiste transforme la matière (le laid) en une forme rationnelle (le beau). [...]


[...] Les corps ne deviennent beaux, de la sorte, que parce qu'ils participent à la raison, qui est Dieu. Plotin n'identifie pas la beauté aux proportions, comme Platon, car les proportions du corps ne sont que celles de l'homme, alors que la seule vraie beauté est spirituelle. Conclusion On remarque donc que les théories de l'art et la conception du Beau dans l'Antiquité ont connu une évolution qui a cependant fait peu de cas de la notion de Laideur en-dehors de sa contre-existence à savoir que ce qui ne correspond pas au Beau est Laid. [...]

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