Le facteur syrien de la guerre nucléaire

Le facteur syrien de la guerre nucléaire

Résumé du document

On a longtemps cru qu'un soulèvement général des masses arabes était à l'origine du printemps arabe. Dans chaque État arabe issu des accords entre les puissances coloniales franco-britanniques, les opposants se tendaient la main pour crier leur rejet de l'autoritarisme et renverser leurs dirigeants. Le mouvement était si fort que les régimes arabes devaient tomber les uns après les autres, au grand soulagement des populations affamées, écrasées et humiliées depuis des siècles. Après la Tunisie, l'Égypte et la Libye, ce devait être le tour de la Syrie. Les rebelles qui avaient balayé Khadafi affluaient en masse de l'autre côté de la Méditerranée, enseignant l'art de la guerre asymétrique à la nouvelle armée syrienne libre encadrée par des déserteurs achetés à prix d'or : embuscades élaborées et explosions en chaîne contre les convois du régime, main basse stocks d'armement dans les casernes du gouvernement dont les troupes étaient rapidement débordées. De leur côté les manifestations massives du vendredi faisaient trembler les agents de sécurité.

Sommaire

I. La Syrie, épilogue d'un printemps arabe en trompe-l'oeil A. Un mouvement contagieux B. Les superpuissances dévoilent leurs véritables objectifs II. Vers un accord avec la Turquie et une guerre contre Israël A. La non-intervention occidentale B. Les objectifs de chacun

Informations sur l'étude de cas

Imad
  • Nombre de pages : 2 pages
  • Publié le : 04/03/2018
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 04/03/2018
  • Consulté : 6 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] Bientôt la Chine devrait les rejoindre. Puis enfin l'Europe, composée de dizaines de puissances industrielles aux besoin énormes en carburant et qui serait devenue une puissance accomplie. Cette dernière, pour stationner légitimement aux abords des gisements de gaz et de pétrole du M.O, déclarerait vital d'inclure la Turquie à la Comunauté, afin d'élargir ses frontières vers l'Orient. Chacune des cinq puissances devrait s'assurer une part géostratégique conséquente dans l'immense gâteau arabe. Quant à l'Iran, ce sont les conquêtes de l'Etat islamique et un possible renversement de Bachar el Assad qui lui ont permis de renverser la situation en faveur de Bachar el Assad - par ailleurs principal ennemi arabe d'Israël - et d'avancer ses pions dans la perspective d'une continuité territoriale de "son" entité chiite lui donnant accès à la Méditerranée et finalement d'accroître encore plus son influence géopolitique dans la région. [...]


[...] Par ailleurs les objectifs turcs de créer des zones tampons en territoire syrien sont maintenant clairs. Erdogan, en s'efforçant d'éloigner les Kurdes syriens de ses frontières, souhaite le maintien de la vingtaine de bases construites par les USA et disséminées dans une zone "arabo-kurde" faisant le tiers du territoire syrien qu'elles contrôlent en réalité. Mais il avance la condition que ce fameux territoire, qui serait définitivement arraché au régime, soit en même temps assez éloigné de ses frontière pour éviter tout modèle d'Etat kurde en Syrie. [...]


[...] Pour l'heure les incursions israélienne en territoire syriens se réduisent à quasi rien suite à ce F16 abattu par la DCA syrienne. Mais bientôt les frappes israélienne se feront soudaines et massives. Elles entraîneront la Russie de Poutine dans un dangereux exercice d'équilibriste ponctué de duels aériens aériens entre coalition israélo-américaine et aviation russo- syrienne. La résultante de tous ces événements serait une guerre mondiale limitée, le doigt sur la gâchette nucléaire, et la poursuite du printemps arabe, bien plus loin dans le Maghreb. [...]


[...] Il ne serait en effet pas surprenant d'apprendre prochainement que, suite un nouveau bombardement turc, le gouvernement syrien prenne possession de tous les bâtiments kurdes d'Afrin et repousse les militants du YPG hors de la localité. Et que par ailleurs, une guerre éclate entre le hezbollah (base avancée de l'Iran créée en 1982) et Israël. Ce conflit aura pour intérêt de clarifier la situation pour chaque partie. Pour l'Etat hébreu il s'agirait d'éloigner définitivement la plus grande menace sur ses frontières. [...]


[...] Après la Tunisie, l'Egypte et la Lybie, ce devait être le tour de la Syrie. Les rebelles qui avaient balayé Khadafi affluaient en masse de l'autre côté de la Méditerranée, enseignant l'art de la guerre asymétrique à la nouvelle Armée Syrienne Libre encadrée par des déserteurs achetés à prix d'or : embuscades élaborées et explosions en chaîne contre les convois du régime, main basse stocks d'armement dans les casernes du gouvernement dont les troupes étaient rapidement débordées. De leur côté les manifestations massives du vendredi faisaient faisaient trembler les agents de sécurité. [...]

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