La pauvreté dans l'abondance, La théorie générale de l'emploi, chapitre 12 - John Maynard Keynes (1936)

La pauvreté dans l'abondance, La théorie générale de l'emploi, chapitre 12 - John Maynard Keynes (1936)

Résumé du document

Dans cet extrait, Keynes construit son argumentation en partant du postulat que le revenu se partage entre consommation et épargne. Il admet le concept de "préférence pour la liquidité", une demande de la monnaie en tant que telle (la monnaie n'est donc pas neutre), contraire à la conception classique qui considère que cet acte est irrationnel, car il ne rapporte aucun intérêt.

Sommaire

I. Présentation de l'extrait
II. Analyse de l'extrait

Informations sur le commentaire de texte

Mai-Linh
  • Nombre de pages : 2 pages
  • Publié le : 28/02/2019
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 28/02/2019
  • Consulté : 2 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] En effet, l'incertitude abouti à thésauriser (maintenir de la monnaie hors du circuit économique) dans un motif de précaution : la liquidité est donc fonction de la confiance au système. Parallèlement, Keynes montre qu'on ne peut nier la prise en compte de l'incertitude puisque les agents ne calculent pas les conséquences de la plupart de leurs actes, ce qui s'oppose au rationalisme pure supposé par ses prédécesseurs. Or, la principale préoccupation des agents dans l'économie moderne est à l'accumulation de richesse, qui n'a pas de limite temporelle. Ne pas prendre en compte la fluctuation des situations futures, revient, selon lui, à ne pas étudier l'analyse de la richesse correctement. [...]


[...] Il définit donc le TI comme résultant « du rapport entre quantité totale de monnaie et propension à thésauriser sur le prix des biens capitaux » (bien qu'il n'en soit pas le seul déterminant). Pour résumer cette pensée, on peut dire, d'une part, que la thésaurisation baisse quand le TI est suffisamment bas et, d'autre part, que cette baisse du TI entraine une hausse de la demande de biens capitaux et donc de leur prix (car l'épargne est moins rentable) incitant à une augmentation de l'investissement, et, finalement, à une hausse du niveau globale de production. [...]


[...] Mais comme l'efficacité marginale dépend du prix des biens capitaux et que c'est ce prix qui va déterminer le niveau d'investissement, alors, cette efficacité marginale du capital n'est possible que selon un certain niveau de revenu monétaire, or, le revenu monétaire n'est jamais stable. Plus le taux d'intérêt sera faible, plus il augmentera la rentabilité attendue et plus il favorisera la décision d'investir ce qui contribue à une plus forte croissance économique (principe du multiplicateur qui produit une boucle de rétroaction positive). Considère donc que le capitalisme peut être amélioré par une intervention de l'État pour relancer la consommation et l'investissement et éviter l'attentisme, les anticipations négatives et la spirale déflationniste qu'il redoute par- dessus tout. [...]


[...] Il se questionne sur la possibilité d'être un économiste rationnel tant le décalage entre la théorie et la pratique est importante. Premièrement, Keynes s'attarde à expliquer les conséquences du taux directeur dans une économie. En effet, le taux d'intérêt est le prix qu'il faut payer pour compenser la préférence pour la liquidité. Une partie de la demande de monnaie (qui pour Keynes a une fonction de réserve de valeur, en plus de faciliter l'échange) dépend donc de ce taux, puisque, s'il n'est pas assez élevé pour compenser la préférence pour la liquidité, les agents renoncent à l'épargne et thésaurisent. [...]


[...] Or, pendant les périodes de crises, les pronostics de rendements sont pessimistes et favorisent la thésaurisation. Une baisse de l'investissement va alors diminuer le volume de production et provoquer une baisse de la quantité de monnaie nécessaire à la circulation active. Il faut donc que le taux d'intérêt soit à nouveau incitatif à investir pour restaurer le niveau globale de production. L'entrepreneur finance ses investissements par l'emprunt. Il va alors tenir compte du coût de financement du capital, c'est-à-dire du taux d'intérêt. [...]

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