Ethique à Nicomaque - Aristote (résumé par chapitre)

Ethique à Nicomaque - Aristote (résumé par chapitre)

Résumé du document

Tout tend à un bien. Chaque chose a son bien approprié, vers lequel elle tend. Cause finale et bien sont identiques. Néanmoins, les fins sont différentes : Les unes consistent dans des activités (activité immanente : l'oeil qui n'a d'autre fin que la vision même) Les autres dans certaines oeuvres qui diffèrent des activités elles-mêmes (activités transitives) comme la construction d'une maison, qui aboutit à une fin différente de l'opération. Ces oeuvres sont par nature supérieures aux activités qui les produisent. Au sommet de cette hiérarchie se trouverait une fin "que nous souhaitons par elle-même, et les autres seulement à cause d'elle", c'est-à-dire le Souverain Bien. Dès lors, la connaissance de ce bien est d'une grande valeur pour la vie. Il faut donc rechercher la nature du Souverain Bien. Relève de la science suprême et architectonique par excellence, la Politique.

Sommaire

I. Le bien et l'activité humaine. La hiérarchie des biens
II. Le bonheur ; diverses opinions sur sa nature. Méthode à employer
III. Les théories courantes sur la nature du bonheur : le plaisir, l'honneur, la richesse
IV. Critique de la théorie platonicienne de l'Idée de Bien
V. Nature du bien : fin parfaite, qui se suffit à elle-même
VI. Le bonheur défini par la fonction propre de l'homme
VII. Questions de méthode - La connaissance des principes
VIII. La définition aristotélicienne du bonheur confirmée par les opinions courantes
IX. Suite du chapitre précédent : accord de la définition du bonheur avec les doctrines qui identifient le bonheur à la vertu, ou au plaisir, ou aux biens extérieurs
X. Mode d'acquisition du bonheur : il n'est pas l'oeuvre de la fortune, mais le résultat d'une perfection
XI. Le bonheur et la vie présente. Le bonheur après la mort
XII. Le bonheur est-il un signe d'éloge ou signe d'honneur ?
XIII. Les facultés de l'âme. Vertus intellectuelles et vertus morales

Informations sur la fiche de lecture

Maguelonne
  • Nombre de pages : 6 pages
  • Publié le : 02/11/2017
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 02/11/2017
  • Consulté : 29 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] (Comme à la véritable politique est « celui qui s'est adonné spécialement à l'étude de la vertu, puisqu'il veut faire de ses concitoyens des gens honnêtes et soumis à la loi », notre examen relève de la Politique ( il rentre dans notre primitif -Par vertu, nous entendons bien sûr vertu humaine. (Par vertu humaine, nous entendons l'excellence de l'âme, et le bonheur est aussi pour nous une activité de l'âme. (Dès lors, la politique doit posséder une certaine connaissance de ce qui a rapport à l'âme. -âme= partie irrationnelle et partie rationnelle. (Partie irrationnelle (Partie nutritive, cause de l'accroissement (Sommeil ( pas spécifique à l'homme, donc OSEF. [...]


[...] (Partie végétative, qui n'a rien de commun avec le principe raisonnable plus partie appétitive, désirante, qui participe en quelques manière au principe raisonnable en tant qu'elle l'écoute et lui obéit (et pas en raisonnant), comme on tient compte des reproches et exhortations, de ses amis et de ses parents. (Si cette partie appétitive possède la raison, la partie rationnelle sera double : la partie qui possède la raison et celle qui obéit à la 1e comme on obéit à son père. ( À son tour, la vertu se divise conformément à cette différence. [...]


[...] Mais l'honneur est trop superficiel pour être la fin que l'on recherche, le Souverain Bien : il dépend de ceux qui honorent alors que le Bien est personnel à chacun (on en a une connaissance intuitive) et qu'on ne peut que difficilement nous le ravir ; en outre, c'est pour son excellence, pour sa vertu, qu'on veut être honoré : celle-ci l'emporte donc sur l'honneur même. Toutefois, la vertu n'est pas non plus le Bien Suprême, car on peut être vertueux et malheureux. ← La vie contemplative sera étudiée par la suite (cf. X,7 et 8). [...]


[...] Mais quelle est la nature du bonheur ? Pour la foule, le bonheur consiste en des choses apparentes et visibles comme la richesse ou l'honneur. Il est d'une nature inconstante, parce qu'il réside dans ce que l'on n'a pas (pour le malade c'est la santé, pour le pauvre la richesse, pour le lent d'esprit éclairé l'intelligence, etc.). Pour « certains », alias Platon et l'Académie, c'est l'Idée du Bien. Aristote fait le choix du raisonnement par induction en raison de la complexité des questions traitées en sciences morales : on ne peut formuler a priori de loi morale universelle (≠Kant). [...]


[...] C'est probablement par ce moyen que s'obtient le bonheur, car les œuvres de la nature sont naturellement aussi bonnes qu'elles peuvent l'être (Physique, VIII 260b22) ; or, « abandonner au jeu du hasard ce qu'il y a de plus grand et de plus noble serait une solution par trop discordante ». ← Le bonheur résulte de l'effort de l'homme : il dépend de nous et non de la fortune. ➢ Le bonheur est une activité de l'âme conforme à la vertu. Il est différent des autres biens. Le bonheur dépend de nous et non de la vertu. Cette définition est en accord avec ce que nous avons dit au début. [...]

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