Le temple de Jublains

Le temple de Jublains

Résumé du document

La ville de Jublains, appelée aussi Noviodunum à l'époque gallo-romaine, s'est développée à partir du 1er siècle ap JC où elle a obtenu le rang de chef-lieu de la cité des Diablintes. Des sources du haut moyen-âge (essentiellement les annales de l'évêché du Mans) et antiques nous attestent de ce statut. Comme source antique on dispose des écrits de Ptolémée (2e ap JC), dans sa Géographie, il nous dit que les Diablintes appartenaient à un groupe plus grand, celui des Aulerques, qui réunissait aussi les Cénomans de la région du Mans et les Eubrovices de la région d'Evreux. On trouve aussi dans les sources antiques la localisation de la ville de Noviodunum en tant que chef-lieu sur la Table de Peutinger, sous le nom de Nu dionnum, qui serait une faute du copiste pour écrire Noviodunum. Jublains y est située entre le Vieux (chef-lieu des Viducasses) et le Mans (Cénomans). Les Aulerques faisaient partie de l'Armorique qui ne correspond pas à la Bretagne actuelle, leur territoire selon les écrits de César s'étendait de l'estuaire de la Seine à celui de la Loire (comprenant la Basse Normandie, le Maine et la Bretagne actuelles). Ces peuples de l'Armorique dont Jublains, sont conquis par César en 57 av JC.

Sommaire

I. Découverte du sanctuaire

II. Situation

III. Le péribole et l'aire sacrée

IV. L'eau dans le sanctuaire

V. La place du sanctuaire dans la ville

VI. Le temple en général
A. Les matériaux
B. Le podium/stylobate
C. La cella
D. Les éléments de décors
E. Mise en Série
F. Les éléments cultuels
G. Culte impérial
H. Datations

Informations sur la dissertation

catherine
  • Nombre de pages : 6 pages
  • Publié le : 11/10/2013
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 15/09/2014
  • Consulté : 1 fois
  • Format : .pdf

Extraits

[...] L'empereur est associé au dieu vénéré sur le forum. (diapo) Datations : En 1865 l'archéologue Henri Barbe a découvert 3 monnaies de Néron datées des environs de 65ap JC, au fond des fondations de la cella du temple. Les monnaies n'ont pas pu appartenir à un état antérieur au temple car elle sont disposées dans un creusement du substrat granitique, qui a eu lieu lors des fondations. Henri Barbe en a déduit qu'il s'agissait d'un dépôt de fondation. Il existe d'autres cas d'enfouissements liés à une consécration, notamment dans le sanctuaire de Ribemont-sur-ancre dans la Somme. [...]


[...] La corniche du temple est à modillons et métopes ornées. Ce type de corniche possède une superposition de 3 registres de moulures : 2 linéaires qui encadre un registre plus complexe comprenant une série de modillons, séparés par des espaces lisses ou ornés comme ici de métopes. Ces modillons supportent le larmier par l'intermédiaire d'une moulure dite de couronnement, formée 4 de quart de rond et de grosses perles. La face intérieure du larmier, visible entre les modillons se nomme le soffite, et est pratiquement toujours ornée d'un fleuron. [...]


[...] C'est à l'emplacement du sanctuaire que l'on retrouve les premières traces d'occupations connues du site de Jublains. Ces traces correspondent à l'implantation d'un ancien village laténien (La Tène -400 à -100) accompagné d'un lieu de culte, car on y a retrouvé différents objets dont des épées pliées (image) typiques des offrandes de sanctuaire gaulois. Cependant il n'y a eu que très peu de fouilles concernant les vestiges pré-romains à l'emplacement du sanctuaire, ce qui nous empêche de tirer des conclusions de ces objets. [...]


[...] Des fouilles programmées ont été misent en place de 1986 à 2001 par Jacques Naveau. Ce sont ses recherches que j'ai le plus utilisées pour cet exposé. (diapo) Situation : Le sanctuaire se trouve à l'extrémité septentrionale de la ville, à l'extérieur de la zone urbaine. De plus, il n'adopte pas la même orientation que celle-ci, la sienne est de alors que celle de la ville est de nous verrons dans une autre partie la manière dont il a quand même été inséré dans le tissu urbain de Jublains. [...]


[...] Les fragments de chapiteaux retrouvés sont de type corinthiens. Ils possèdent des motifs de feuilles d'acanthes, de calice et de volutes. Bloc décris : il s'agit de la partie inférieure d'un chapiteau, sur lequel on peut voir l'extrémité d'une feuille d'acanthe d'angle. Ces chapiteaux étaient taillés sur place, et les déchets n'étaient pas évacués. C'est pour cela que l'on a retrouvé autour du temple une couche de morceaux et de poussière de calcaire coquiller atteignant jusqu'à 35cm au nord-ouest du temple. [...]

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