Les arts au service du pouvoir des Médicis au XVIème siècle

Les arts au service du pouvoir des Médicis au XVIème siècle

Résumé du document

Établie à Florence et à la tête de l'entreprise bancaire la plus florissante du continent, la famille de Médicis est une puissante famille régnante. Elle jouera un rôle important dans l'essor de la renaissance en Italie et en Europe. Cosme l'Ancien, qui dirige la seigneurie florentine, donne en 1459 à Marsile Ficin, les moyens de créer une académie platonicienne à Florence, chargée d'étudier les documents anciens. Il était surtout passionné d'architecture, comme le note Vasari : « toute sa vie, il fit élever des murs ». son fils Pierre, dit « le goutteux » se fit à l'instar de son père un protecteur des arts et des lettres. C'est ensuite au tour de Laurent dit « le magnifique » de devenir un mécène passionné, dont beaucoup d'artistes profitèrent de la fortune. Cosme, Pierre et Laurent avaient reçu tous les trois une éducation humaniste.

Sommaire

I. Établie à Florence et à la tête de l'entreprise bancaire la plus florissante du continent, la famille de Médicis est une puissante famille régnante

II. Jules II meurt en 1513 et un nouveau conclave désigne Jean comme nouveau successeur de Pierre, sous le nom de Léon X

III. Il faut ensuite s'attacher au portrait de Léon X que Raphaël a peint en 1518

IV. Quel rôle a joué l'art dans le pouvoir de ces Médicis ?

Informations sur le TD

Tommaso
  • Nombre de pages : 5 pages
  • Publié le : 27/12/2012
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 17/09/2014
  • Consulté : 4 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] La méfiance développée vis à vis de l'église quant au phénomène de la vente des indulgences, peut faire adopter le point de vue que c'est une manière qu'a Clément VII de vouloir inspirer la crainte de ce jugement final dans l'esprit de la population, pour ainsi raffermir l'autorité vacillante de la papauté. Peut-on interpréter sinon, par le geste de Jésus Christ qui se tient au côté de sa mère au centre de la fresque, que symboliquement c'est le bras vengeur de l'église qui s'élève pour punir les protestants qui rejettent l'adoration à la vierge ? Ce serait se mettre dans l'erreur que de raisonner ainsi, car l'œuvre finie ne correspond pas vraiment à la commande que le pape en avait faite. [...]


[...] On y voit un peuple tout entier s'occuper de ce qui dans les autres états gouvernés par des princes n'intéresse qu'une famille. Le merveilleux esprit florentin, cet esprit à la fois juste, épris de beau et avide de créer, transforme sans cesse l'état politique et social : sans cesse il le décrit et le juge Depuis 1490, les prêches incendiaires du prédicateur Jérôme Savonarole contre le luxe, la recherche du profit et de la gloire, la dépravation du pouvoir et de l'église trouvent de plus en plus des oreilles réceptives dans la communauté. Il attaque de fait le pouvoir des Médicis. [...]


[...] Clément VII ne verra pas cette œuvre terminé car il décède en 1534. Michel-ange veut abandonner le projet pour retourner à l'érection du tombeau de Jules II, commandé bien des années auparavant, et source de conflit avec les Rovere, la famille de ce pape, mais le successeur de Clément VII, Paul III le nomme en 1535 architecte, peintre et sculpteur du Vatican et il achève la fresque en 1541. Quel rôle a joué l'art dans le pouvoir de ces Médicis ? Plus généralement, quel rôle tient l'art dans l'exercice du pouvoir ? [...]


[...] A ce point, il est nécessaire de citer la chambre de l'incendie del borgo. Durant le pontificat de Jules II (1503 à 1513), cette chambre fut utilisée pour les réunions du plus haut tribunal du Saint-Siège, présidé par le pape, la "Segnatura Gratiae et Iustitiae". Cette fonction s'illustrent par les fresques de la voûte, réalisés en 1508 et que l'on doit à Pietro Vanucci, dit Pérugino Sous Léon X cette pièce fut transformée en salle à manger et la décoration des murs fut confiée à Raphaël, qui, croulant sous les commandes, fit exécuter une grande partie de l'œuvre à ses élèves. [...]


[...] C'est dans ce contexte d'allégorisation de la papauté de Léon X que fut décidé le programme de ces tapisseries, et l'artiste pris en compte les motifs des fresques peintes au temps de Sixte IV, dédiées à la vie de Moise et de Jésus Christ pour choisir ses personnages afin de respecter une certaine continuité. Ces tentures sont aujourd'hui conservées au Victoria and Albert Museum de Londres. Il faut ensuite s'attacher au portrait de Léon X que Raphaël a peint en 1518, entre ses deux cardinaux de cousins, Jules de Médicis (le futur Clément VII) et Luigi De Rossi. [...]

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