Lucien Goldmann, Jean Racine, Dramaturge

Lucien Goldmann, Jean Racine, Dramaturge

Résumé du document

Dans la première partie, Goldmann parle de la structure de la tragédie racinienne. Il définit le concept de tragédie et tragique. Mais avant cela, Il affirme que Racine est avant tout un écrivain tragique. Pour lui, une tragédie est toute pièce dans laquelle les conflits sont nécessairement insolubles, comme Britannicus, Bérénice, Phèdre et jusqu'à certain point Andromaque. Goldmann fait la différence entre la tragédie et le drame, en définissant le drame : le drame est toute pièce dans laquelle les conflits sont ou résolus (tout au moins sur le plan moral) ou insolubles par suite de l'intervention accidentelle d'un facteur qui -selon les lois constitutives de l'univers de la pièce- aurait pu ne pas intervenir, comme dans Bajazet, Mithridate, Iphigénie, Esther, Athalie, Le Cid, Horace ou Polyeucte.

Sommaire

I. Dans la première partie, Goldmann parle de la structure de la tragédie racinienne

II. Goldmann nous fournit par deux pensées de Pascal

Informations sur la fiche

Nabil
  • Nombre de pages : 2 pages
  • Publié le : 12/04/2013
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 17/09/2014
  • Consulté : 3 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] Pour lui, cela veut dire qu'exprimées dans le langage d'un être qui vit dans le monde ou en face du monde, elles sont contradictoires. Le héros tragique est un être qui vit sous le regard d'un Dieu, regard qui, comme l'a dit Lukacs, ne connaissait que l'essence, ignore et détruit tout ce qui est accidentel, regard pour lequel le miracle seul est réel. Dans l'univers de la tragédie l'être du héros n'est plus qu'une exigence immuable de clarté, de miracle. [...]


[...] Goldmann nous fournit par deux pensées de Pascal (p.25), concernant la situation de l'âme entre le monde vain et manifeste d'une part, et, d'autre part, le Dieu réel et caché, pour expliquer la place du héros tragique: le héros est situé à égale distance de Dieu et du monde et il est radicalement seul. Le problème dans la tragédie, basé sur cette solitude, il n'existe qu'un lien paradoxal-fondamental, rémissible et aussi caché entre l'homme et Dieu. Mais, il peut y avoir dialogue : entre le héros et la divinité, il s'adresse à l'autre qui ne répond jamais. Dans la deuxième partie, Goldmann parle du Port-Royal, de Racine et du Jansénisme. [...]


[...] Dans la troisième partie, Goldmann parle de L'homme de Racine. Il divise les biographies de Racine en trois groupe : Racine janséniste, Racine carriériste et courtisant et Racine fauve cruel et passionné. Ces trois thèses se fondent sur des faits incontestables et incontestés : la première sur l'enfance de Racine à Port-Royal, la seconde sur la rupture avec Port-Royal et la polémique qui s'ensuivit, la troisième sur le caractère de ses personnages. Goldmann parle de l'éducation de Racine dans le milieu janséniste de 1642 à 1661, du départ de 1661 et la fugue à Uzès, de l'échec à Uzes et des débuts chez Molière. [...]


[...] Lucien Goldmann, Jean Racine, Dramaturge Dans la première partie, Goldmann parle de la structure de la tragédie racinienne. Il définit le concept de tragédie et tragique. Mais avant cela, Il affirme que Racine est avant tout un écrivain tragique. Pour lui, une tragédie est toute pièce dans laquelle les conflits sont nécessairement insolubles, comme Britannicus, Bérénice, Phèdre et jusqu'à certain point Andromaque. Goldmann fait la différence entre la tragédie et le drame, en définissant le drame : le drame est toute pièce dans laquelle les conflits sont ou résolus (tout au moins sur le plan moral) ou insolubles par suite de l'intervention accidentelle d'un facteur qui- selon les lois constitutives de l'univers de la pièce- au- rait pu ne pas intervenir, comme dans Bajazet, Mithridate, Iphigénie, Esther, Athalie, Le Cid, Horace ou Polyeucte. [...]


[...] Dans la quatrième et la dernière partie, Goldmann parle de l'évolution du théâtre racinien. Et surtout des conditions psychologiques de la création racinienne dans Andromaque. Il aborde l'étude du théâtre racinien en relevant trois éléments d'ordres psychologique, qui aident à saisir sa signification, sa genèse et son évolution : le premier est le monde qui est un personnage collectif dans la tragédie. Le deuxième est que Racine donne une cohérence intégrale à une certaine perspective sur l'univers tragique ou divin. [...]

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