Rockwell, "Triple autoportrait" (1960) : analyse du tableau

Rockwell, Triple autoportrait (1960) : analyse du tableau

Résumé du document

Ce tableau représente le peintre Norman Rockwell lui-même, de dos et assis à son chevalet, occupé à dresser son autoportrait. Le fait qu'il s'agisse bien d'un autoportrait est corroboré par la présence de la signature du peintre sur le tableau même que celui-ci est en train de peindre.

Le titre du tableau que nous avons sous les yeux s'explique par le fait que nous voyons non seulement Norman Rockwell de dos, mais aussi son visage de face dans le miroir à gauche et son image également de face sur le tableau qu'il est en train de peindre (...)

Sommaire

Introduction

I) Quoi ? Une mise en abyme de l'autoportrait dans l'atelier du peintre

A. Un "triple autoportrait"
B. Une mise en abyme de l'autoportrait
C. Un autoportrait dans l'atelier du peintre qui met l'accent sur le travail pictural

II) Comment ? Un tableau plein d'humour et réaliste sur les mensonges de l'autoportrait

A. L'autodérision du peintre, qui donne de lui-même une image ambiguë
B. Un style réaliste pour évoquer les mensonges de l'autoportrait

III) Pourquoi ? Un tableau didactique sur l'art de l'autoportrait

A. Une leçon sur l'autoportrait
B. Un avertissement au spectateur sur les limites du genre

Conclusion

Informations sur le Commentaire d'oeuvre

Cyril
  • Nombre de pages : 3 pages
  • Publié le : 10/02/2011
  • Langue : français
  • Consulté : 26 fois
  • Format : .pdf

Extraits

[...] aux couleurs vives (bleu ciel de la chemise, beige du pantalon, rouge du tabouret de gauche et du coussin, jaune doré de la poubelle, du tabouret du peintre, du casque et du miroir) et à la luminosité générale du tableau (le fond est blanc, par opposition aux teintes sombres des autoportraits de Rembrandt), qui accentuent la gaieté de l'ensemble. B. Un style réaliste pour évoquer les mensonges de l'autoportrait Ces éléments, qui concourent au registre humoristique du tableau, participent aussi de son réalisme. Par tous ces détails réalistes, nous avons l'impression d'être véritablement dans l'atelier de l'artiste. [...]


[...] Un autoportrait dans l'atelier du peintre qui met l'accent sur le travail pictural Les esquisses, le livre de peinture posé sur le tabouret et aussi le saut en bas à droite avec plusieurs chiffons ou feuilles en boule comme autant de brouillons mis à la poubelle suggèrent que l'autoportrait est le produit d'un travail de longue haleine, dont la première étape semble avoir été l'étude d'autoportraits célèbres. Cette atmosphère de travail est accentuée par la présence de pinceaux et de tubes de peinture qui traînent au sol et par la règle sur le tableau. Norman Rockwell souligne Ce tableau croise donc deux genres picturaux : l'autoportrait et l'atelier du peintre. [...]


[...] Il fut considéré dans les années 1950 comme l'un des artistes américains les plus populaires et il fit notamment les portraits d'Eisenhower et de Kennedy. Ces tableaux sont empreints de réalisme, mais Norman Rockwell usait parfois de la caricature pour rendre sensible le caractère comique de ce qu'il peignait. Le tableau intitulé Triple autoportrait (huile sur toile x 87,5 cm) date de 1960 et a été peint dans la dernière partie de la vie du peintre. Il a servi de couverture au Saturday Evening Post du 13 février 1960. I. [...]


[...] L'autodérision du peintre, qui donne de lui-même une image ambiguë L'humour du tableau tient : au mouchoir et au portefeuille qui sortent négligemment de la poche arrière du pantalon du peintre assis de dos. Norman Rockwell donne ainsi de lui-même l'image d'un homme à la fois assez élégant (chaussures cirées, pantalon et chemise assez élégants), mais aussi un peu négligé. à la fumée qui sort de la poubelle : le peintre semble avoir jeté des cendres encore chaudes dans sa poubelle, ce qui confirme l'image d'un homme distrait. [...]


[...] Autrement dit, nous ne nous verrons jamais tel que nous sommes vraiment et nous ne sommes donc pas la personne la mieux placée pour donner une image parfaitement fidèle de nous-mêmes. La présence de l'autoportrait de Picasso confirme cet écart entre la réalité et la peinture. Se peindre, c'est obligatoirement embellir la réalité, comme en témoigne la disparition des lunettes sur la toile et l'image sur la toile plus belle et plus grande que nature. Se peindre, c'est autant s'inspirer de sa propre image que des autoportraits célèbres de l'histoire de la peinture : cf. [...]

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