Textes sur la politique intérieure florentine - François Guichardin

Textes sur la politique intérieure florentine - François Guichardin

Résumé du document

François Guichardin nait en 1483 à Florence, issu du milieu patricien, il réalise des études de droit à partir de 1498 à Florence, Ferrare puis Padoue. Il exerce son métier d'avocat jusqu'en 1511, date à laquelle il accepte sa première mission diplomatique confiée par le Conseil des 80 . En effet, sur la recommandation de son père, Pierre Guichardin, homme politique de 1ère importance à Florence et favorable aux Médicis, il accepte d'être l'ambassadeur de Florence auprès du souverain espagnol Ferdinand le Catholique (1452 – 1516). Il séjourne pendant environ 2 ans auprès du souverain espagnol (23 janvier 1512 au 5 janvier 1514). Il accomplit aussi différentes tâches qui lui furent confiées par les souverains pontifes comme les gouvernements de Modène, de Reggio, de Parme, ou encore la présidence de la Romagne. Guichardin fut à la fois homme politique et écrivain mais même si plusieurs ouvrages ont pour titre « Histoire de… », Guichardin aborde avant tout les questions ayant attrait à la politique de Florence, c'est un penseur politique, aussi important que Machiavel en Italie, sa pensée fut simplement moins exportée. Ainsi durant ces missions qui l'éloignèrent de Florence, il rédigea de nombreux ouvrages, certains affirmant clairement leur contenu politique comme le Discours dit de Logrogno, d'autres plus historiques comme les Stories fiorentine. Les Avertissements politiques sont une forme particulière des écrits de Guichardin, qui dispose d'un style particulier et n'ont pas la même vocation que ses autres écrits.

Sommaire

I. Politique intérieure florentine

II. La politique extérieure et le domaine militaire

III. Le domaine religieux

Informations sur la fiche de lecture

Thomas
  • Nombre de pages : 19 pages
  • Publié le : 04/05/2012
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 04/05/2012
  • Consulté : 5 fois
  • Format : .docx

Extraits

[...] Il fut parmi les premiers à comprendre les répercussions que l'intervention du roi de France Charles VIII (1483 – 1498) allait engendrer pour l'Italie. En effet, l'intervention française vient rompre la paix de Lodi de 1454 conclue entre Venise, Milan et Florence. Ce traité permettait de garantir la paix intérieure entre les grandes cités de la péninsule, elles pouvaient ainsi s'attaquer à des problèmes hors de la péninsule comme c'est le cas de Venise qui devait mener une guerre contre les Ottomans de 1463-1479. [...]


[...] Côme s'appuie sur la petite bourgeoisie, les artisans, les boutiquiers et tente d'éloigner les familles rivales du pouvoir. Sa popularité lui vaut l'inimitié de certaines familles. En effet, le 7 septembre 1433 Il est fait prisonnier sur l'initiative de Rinaldo Albizzi et est condamné à un exil de 10 ans à Padoue mais le 29 septembre de l'année suivante, une assemblée se réunit et vote la fin de son exil et son retour à Florence. C'est donc à partir de 1434 que Côme est, de fait, le chef de Florence. [...]


[...] Par ailleurs, les Avertissements politiques, Ricordi en italien, n'étaient pas des textes qui furent écris pour être publiés, il ne cherchait pas à défendre une position à travers ces textes mais seulement à écrire pour lui, pour sa famille, pour se souvenir. La seule œuvre rédigée dans le véritable but d'être publié est l'Histoire d'Italie qui reste inachevée, du fait de la mort de son auteur en 1540. Dans cet ouvrage il mit en avant de véritable qualité d'historien en travaillant sur des sources et en les discutant. [...]


[...] Cependant il faut peut être émettre un bémol, les textes étudiés ici sont extrait d'une œuvre de traduction, celle de Jean – Louis Fournel et de Jean Claude Zancarini, il faut donc peut être évoquer que la traduction est elle aussi un parti pris et que les formulations, les expressions ne sont peut être pas totalement celle de Guichardin. [...]


[...] En effet si l'on regarde la carte on constate que l'Etat de Florence est frontalier avec le domaine temporel du pape, ce qui d'après Guichardin confère une difficulté supplémentaire de domination et d'extension du territoire florentin. L'Etat placé sous la domination du pape représente une barrière pour Florence qui n'est pas en mesure de s'opposer au pouvoir spirituel du souverain pontifical, la population de la péninsule italienne étant presque totalement catholique, il est inenvisageable à l'époque pour une cité de vouloir contre carré l'influence du souverain pontife. [...]

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