L'université de Paris

L'université de Paris

Résumé du document

Le concept d'Université est difficile à cerner chronologiquement, c'est une notion complexe, polysémique qui avait dans l'Occident médiéval un sens relativement différent de celui d'aujourd'hui. Le terme d' universitas apparaît pour la première fois selon les historiens en 1150. Au départ, une université peut être une communauté quelconque, une association de personnes liées par un serment collectif avec des chefs qui parlent en son nom; en France méridionale, de nombreuses communautés rurales ou urbaines s'intitulent « universités ». L'Université au Moyen-Age central est une institution qui dépend de l'Eglise et qui assure l'enseignement secondaire et supérieur, le studium generale, puis au fur et à mesure elle devient, selon J. Verger, une « communauté autonome de maitre et d'étudiants réunis pour assurer à un niveau supérieur l'enseignement d'un certain nombre de disciplines ». C'est une spécificité de la civilisation occidentale qui apparaît en Italie, en France et en Angleterre au début du XIIIe, amorcée au Xe et XIe siècles et qui se diffuse dans l'ensemble de l'Europe et de la chrétienté au XIVe et XVème siècle. Parmi elles, focalisons nous ici sur l'université de Paris située sur la rive gauche de l'île de la Cité, unique en son genre, elle répond à la fois au modèle initial des universités de l'Occident chrétien tout en présentant de multiples spécificités. Au départ, ce sont des écoles renommées qui ouvrent au XIIème dans les abbayes de Saint Victor et de Sainte Geneviève puis celles-ci se regroupent pour se constituer en université plus exactement en « universitas magistrorum et scolarium Parisiensium » mais c'est au XIIIe siècle que l'Université de Paris connait son apogée avec certains privilèges déterminants, nous en reparlerons.

Sommaire

I/ La fondation de l'Université de Paris: fer de lance de l'enseignement en Occident
A/ De la diversité à l'unité, la transformation des écoles en université
B/ Le privilège de Philippe-Auguste: la Charte(acte) de fondation
C/ Un acte de naissance original: la gratuité de l'enseignement

II/ La structuration de l'université autour de l'Eglise
A/ Autonomie et contrôle, les statuts de Robert de Courçon
B/ La confirmation d'une association autonome: Super Speculam et Parens scientiarum
C/ Le prestige pontifical et européen de l'université de Paris

III/ L'organisation interne de l'université parisienne
A/ L'enseignement de la théologie et des arts
B/ La composition interne de l'établissement
C/ Les différents acteurs de l'université

Informations sur la dissertation

laetitia
  • Nombre de pages : 15 pages
  • Publié le : 29/07/2011
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 29/07/2011
  • Consulté : 15 fois
  • Format : .odt

Extraits

[...] Le combat pour obtenir le statut définitif de l'Université dure donc de 1200 à 1230. L'autorité pontificale est recherchée pour arbitrer car elle est lointaine et censée être moins contraignante. Dans une bulle de 1213-1214, Innocent III intervient pour empêcher le chancelier d'exiger des serments de fidélité en accordant la licence, ce qui interdit à ce dernier dernier d'être le chef de l'association universitaire. Cela explique en partie la lutte du chancelier de Notre-Dame pour empêcher l'association de devenir une véritable université autonome. [...]


[...] Le terme universitas apparaît pour la première fois selon les historiens en 1150. Au départ, une université peut être une communauté quelconque, une association de personnes liées par un serment collectif avec des chefs qui parlent en son nom; en France méridionale, de nombreuses communautés rurales ou urbaines s'intitulent « universités ». L'Université au Moyen-Age central est une institution qui dépend de l'Eglise et qui assure l'enseignement secondaire et supérieur, le studium generale, puis au fur et à mesure elle devient, selon J. [...]


[...] Désormais, l'université ne peut plus compter sur la bienveillance du roi et encore moins sur celle de son Parlement. Le moindre procès d'écolier était pour les procureurs du roi l'occasion de se livrer à une attaque en règle contre les privilèges de l'université. En 1446, après plusieurs conflits particulièrement violents,Charles VII rappela la pleine juridiction du Parlement sur toutes les causes de l'université. Louis XI, quant à lui,intervint sans cesse et sans le moindre scrupule dans la vie intérieure de l'université,faisant expulser les étudiants bourguignons,interdisant l'enseignement du nominalisme. [...]


[...] La monarchie capétienne encouragea cette tendance en laissant l'Église se charger de la discipline interne. Cette décision et le privilège de Philippe-Auguste furent et confirmés et complétés par plusieurs bulles pontificales. En effet, malgré les divers privilèges octroyés, la « corporation » n'était pas encore vraiment constituée. Une remarque peut être occultée ici, celle de l'utilisation du terme de corporation; associé davantage à l'époque moderne, il semble donc anachronique pour le XIIIe siècle malgré sont utilisation infatigable dans le divers ouvrages des historiens médiévistes, le terme d'association sera donc ici plus approprié. [...]


[...] 43‐68. - KOUAME T. (dir.), « Les maîtres parisiens et la genèse de l'Université (1200‐1231) » , Le système d'enseignement occidental (XIe‐XVe siècles), Cahiers de recherches médiévales, n p. 53‐74. Sites - www. gallica.bnf.fr → Caesare Egassio Bulaeo, Historia universitatis Parisiensis, Parisiis : apud F. Noel-P. de Bresche, 1665-1673. [...]

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