Diplôme de Philippe Auguste en faveur des écoliers de Paris

Diplôme de Philippe Auguste en faveur des écoliers de Paris

Résumé du document

L'extrait présenté est issu d'un diplôme promulgué par le roi de France Philippe Auguste en 1200. Un diplôme était un acte solennel des souverains ou de grands feudataires, authentifié par un sceau. Il pouvait s'agir de l'accomplissement d'un acte juridique (vente, donation, testament, octroi d'un privilège) rédigé sous une forme propre à lui donner une certaine validité. Ici, le diplôme est authentifié par « l'autorité de notre sceau » l.64. L'édit fait suite à un affrontement qui a eu lieu dans Paris entre des étudiants, désignés ici comme des écoliers, et le prévôt ainsi que ses hommes. En 1200, l'Université de Paris est reconnue comme telle par le roi et non plus comme une simple corporation de maîtres et d'élèves. Le roi veut mettre fin au massacre qui a lieu et qui a fait 5 morts « des clercs et des laïcs au nombre de cinq ont été tués » l.3. Il accorde ainsi aux scolares parisienses un diplôme solennel les plaçant sous sa protection personnelle et leur confirmant pour l'avenir le bénéfice du for ecclésiastique. Il s'inscrit ainsi dans la politique de renforcement de la puissance royale qui caractérisa le règne de Philippe Auguste (1180-1223). Ce diplôme officialise sa volonté de rendre justice aux écoliers victimes du massacre qui s'est produit quelques temps auparavant. Il inaugure un nouveau statut social pour ces derniers qui profiteront de toute l'assistance des autorités nécessaires.

Sommaire

I) Naissance de l'Université de Paris et conflits
II) Mettre un terme au mouvement d'opposition
III) Des privilèges accordés aux écoliers

Informations sur le commentaire de texte

Philippine
  • Nombre de pages : 4 pages
  • Publié le : 30/09/2011
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 30/09/2011
  • Consulté : 12 fois
  • Format : .docx

Extraits

[...] Les serviteurs des écoliers font l'objet du même privilège. Ils demeurent également intouchables. « à l'égard des serviteurs laïques des écoliers, ni nous ni nos officiers de justice ne mettrons la main sur eux » l.48. Par contre les chanoines, les professeurs, ne sont pas inclus dans cette mesure dans un souci de différenciation des statuts sociaux. « nous ne voulons pas que les chanoines de Paris et leurs serviteurs soient inclus dans ce privilège » l.52. Maîtres et étudiants ont très vite compris qu'il était dans leur intérêt de rester dans l'Eglise malgré les débuts de laïcisation. [...]


[...] Philippe Auguste accorde de nombreux privilèges aux écoliers, notamment une certaine forme d'immunité. Désormais plus personne ne doit s'en prendre à eux. Ils ne peuvent faire l'objet d'attaque. Le prévôt se doit d'assurer leur sécurité. « nous ferons jurer à tous les bourgeois de Paris que, s'ils voient à l'avenir un laïc chercher noise à un écolier, ils en rendront sans délai témoignage » l.25. « notre prévôt et nos officiers de justice ne pourront mettre la main sur un écolier ou l'envoyer en prison » l.35. [...]


[...] Les étudiants eurent donc de plus en plus les mêmes privilèges que les clercs. Ils étaient donc justiciables de la justice ecclésiastique. Des bulles pontificales confirmeront la décision prise par Philippe Auguste en cette année 1200. Une certaine sécurité personnelle était ainsi assurée mais aussi matérielle (les étudiants pouvaient alors prétendre à des bénéfices ecclésiastiques). Les écoles parisiennes ont désormais tendance à s'organiser face aux autorités locales décidant du mode de recrutement à adopter ainsi que de l'organisation du travail à effectuer. La naissance des Universités sera facilitée par tous ces privilèges. [...]


[...] « des clercs et des laïcs au nombre de cinq ont été tués par des hommes malfaisants » l.4. « Nous maintiendrons Thomas, qui était alors prévôt et qu'accusent avant tout les écoliers ». Ce que ne peut tolérer le monarque. « ignominieuse affaire » l.2. Mettre un terme au mouvement d'opposition. Philippe Auguste fait référence de nombreuses fois dans le diplôme présenté à son souci de rendre justice. Il prend conscience de l'importance que prend le rassemblement progressif des écoles et ne souhaitent pas interférer dans ce dernier. [...]


[...] Naissance de l'Université de Paris et conflits. Les écoles au début du XIII siècle sont les lieux par excellence de l'enseignement. Il en existe relativement peu et réparties de manière inégale. Souvent encadrés de membres du clergé, elles dispensaient les 7 arts libéraux ainsi que la théologie pour les plus avancés. A Paris, elles se situaient en général dans les maisons de chanoines construites autour de la cathédrale ND. Les maîtres eux-mêmes étaient des chanoines. « dans une maison d'écolier » l.44. [...]

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