Les débuts de l'Italie fasciste de Mussolini de 1918 à 1924

Les débuts de l'Italie fasciste de Mussolini de 1918 à 1924

Résumé du document

Avec 600 000 morts de 1914-1918, l'Italie est défavorisée par les traités de paix signés par les grandes puissances. De même, son système politique va être remis peu à peu en cause, il va traverser de nombreuses crises ainsi que des conflits entre partis et la montée en puissance de nouveau idéaux, comme le sentiment national : le parti populaire italien mené par Sturzo obtient un succès aux élections de novembre 1919 en prônant notamment une politique de fermeté et d'ordre.

Sommaire

  1. La montée des mouvements fascistes
  2. La marche sur Rome
  3. La révolution nationale de l'Italie
  4. L'absence de réaction de la part de l'opposition

Informations sur la fiche

Vincent
  • Nombre de pages : 1 pages
  • Publié le : 12/03/2010
  • Langue : français
  • Consulté : 3 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] Giolitti va permettre le retour au calme dans le monde industriel et agricole, mais va achever de diviser les partis de l'opposition, notamment le parti socialiste qui subit une scission interne. S'accompagne alors la montée des mouvements fascistes qui vont gagner des voix en s'appuyant notamment de l'appui des mécontents et insatisfaits des grandes révoltes : fonctionnaires, bourgeois, anciens combattants de la guerre qui à l'image du modèle hitlérien revendique une action ferme capable de mettre à mal les autorités de l'État italien et d'achever de diviser les partis politiques existants. [...]


[...] En novembre 1922, après de multiples tractations qu'il opère sur la scène politique, il investit le pouvoir et le gouvernement et reçoit la gouvernance du pays. Peu à peu, les institutions vont devenir fascistes, les Italiens y voyant un sauveur, un homme qui redonneront à l'Italie l'impulsion des initiatives et rayonner en Europe par son modèle ordonné. Dès la fin de 1922, il organise son pouvoir autour un Grand Conseil du fascisme qui régule les différentes instances et autorités du gouvernement tel que la défense ou la milice d'État qu'il officialise comme autorité compétente pour régler les questions de sécurité intérieure (la milice volontaire pour la sécurité nationale, la MVSN) Face à ce renouveau institutionnel que le Duce fonde par ses appuis, l'opposition ne réagira pas et c'est là la réaction d'un échec marquant : des partis vont au contraire s'allier à Mussolini et revendiquer des valeurs communes au PNF telles que l'intégrité religieuse pour le catholicisme que défend le PPI, le Parti populaire italien qui est morcelé dès avril 1923 lors de disputes entre les dirigeants. [...]


[...] Benito Mussolini va entreprendre une révolution nationale de l'Italie : ses actions répétées contre le conservatisme et le socialisme sont nombreuses, et y compris son implication dans des mouvements culturels politiques (la revue Il popolo d'Italia qu'il fonde en 1914) qui lui permettent de trouver une stabilité et surtout un public, un électorat docile : en 1922, son parti le PNF compte près de membres dans plusieurs couches de la société. Mussolini va être le garant des valeurs italiennes de revendication, et d'un ordre stable et radical qui s'impose : la dictature. Le Duce, comme on l'appelle, va se montrer comme un homme providentiel qui accapare les intérêts du pouvoir et à l'initiative des préoccupations des Italiens, bref comme un rassembleur, mais un opportuniste malgré tout. [...]


[...] C'est une certitude que souhaitent les Italiens dont le gouvernement subit plusieurs troubles suite à ces élections qui divisent libéraux (dont la figure est Giolitti) et des dissensions internes au parti socialiste italien qui affronte plusieurs tendances, notamment avec une division de son parti, le parti communiste italien fondé en 1921 qui approuve les mouvements de la révolution russe d'octobre 1917. Ce parti communiste est mené par Togliatti et Gramsci. Ces divisions ont lieu sur fond de crise économique et sociale, avec des occupations d'usines par les ouvriers dés 1919-1920 en ville, mais le phénomène se répand vite dans le monde agricole qui subit de plein fouet la crise : là encore, le parti communiste va se porter comme défenseur des travailleurs et soutenir ces mouvements (les ligues rouges de l'été 1920). [...]


[...] Le retrait de l'opposition est notoire à la suite de ce scandale et dès juin 1924, et les députés adverses souhaitent abandonner bon gré mal gré leurs fonctions dans l'attente de la suppression de la Milice créée par Mussolini. C'est la période de l'Aventin. Le Duce poursuit son action avec en 1925 l'ère fasciste qui s'ouvre, l'opposition est inexistante. [...]

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