Sondages, opinions, mobilisations: l'opinion publique existe-t-elle ?

Sondages, opinions, mobilisations: l'opinion publique existe-t-elle ?

Résumé du document

On va partir d'un bref retour sur l'ancien régime car la notion d'opinion publique a été inventée au 17ème et 18ème siècle sous l'effet des lumières ? L'opinion publique dans l'ancien régime trouve son support dans les salons littéraires. On considérait les philosophes qui se réunissaient comme des élitistes qui formaient l'opinion publique. L'opinion publique était comme un contre-pouvoir à l'absolutisme royal et à ses croyances (roi qui guérit de ses mains). Avec l'avènement de la démocratie au 18ème siècle, la notion d'opinion publique va continuer à jouer un rôle important car on met l'accent sur la publicité, les discussions politiques et les décisions, d'où l'accent mis sur la presse. La lutte pour la liberté de la presse a toujours été au 18ème siècle, une lutte pour l'expression publique des opinions. Mais dans ce combat, la notion va tendre à se transformer car ce qui va faire irruption sur la scène politique, ce sont les masses, le peuple.

Sommaire

I. Naissances de l'opinion publique
A. Le tribunal de la raison
B. La démocratie d'opinion

II. Mesures de l'opinion publique
A. L'invention des sondages
B. La fabrique de l'opinion

III. La mesure fait-elle l'opinion ?
A. L'argument constructiviste
B. Est-il défendable jusqu'au bout ?

Informations sur le cours

Sayada
  • Nombre de pages : 5 pages
  • Publié le : 17/11/2012
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 17/11/2012
  • Consulté : 7 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] En ce sens, les sondages, parce qu'ils fabriquent l'opinion publique de façon contrôlée, seraient en mesure de construire une opinion publique démocratique. On a le refus délibéré des instituts de sondage de pondérée les résultats en fonction des opinions exprimées, du degré d'engagement etc. On leur a souvent dit d'intégrer ces différents paramètres. Or les sondeurs s'y refusent en reproduisant l'argument démocratique d'une voix, un vote. Ce qui fait la force des sondages est qu'ils se calent sur la représentation que l'on se fait du vote. [...]


[...] Sous la révolution, la tension va être très forte entre ceux qui estimaient que le gouvernement devait être un gouvernement de la raison et donc des élites, et ceux qui estimaient que la raison était logée dans le peuple et qu'il fallait permettre une forme d'expression à laquelle le roi pourrait s'adapter. La démocratie d'opinion Au cours du 19e, on voit que la deuxième version, celle qui donne sa confiance au peuple via le suffrage électoral, a triomphé. Par conséquence, l'opinion publique va être rattachée à ce que D'Alembert refusait. Pour autant, même si cette version démocratique de l'opinion publique va prédominer dans les discours, la première version ne va pas disparaitre. La tension va en fait perdurer. [...]


[...] Naissances de l'opinion publique Le tribunal de la raison Lorsque la notion d'opinion publique émerge au 18e siècle, elle est étroitement liée au mouvement des lumières. Dans ce contexte, l'opinion publique était celle des philosophes. L'opinion publique provenait de ces esprits éclairés, elle était réputée procédée de la rencontre entre des esprits éclairés qui se lisent mutuellement, se rencontrent, se parlent, d'où l'importance des supports à l'époque (livre, gazette etc.). Ainsi, elle avait partie liée avec la raison publique, elle était censée la représenter, et elle représentait donc le tribunal de la raison. [...]


[...] Sondages, opinions, mobilisations: l'opinion publique existe-t-elle ? Introduction : Du salon littéraire à l'industrie sondagière On va parti d'un bref retour sur l'ancien régime car la notion d'opinion publique a été inventée au 17ème et 18ème siècle sous l'effet des lumières ? L'opinion publique dans l'ancien régime trouve son support dans les salons littéraires. On considérait les philosophes qui se réunissaient comme des élitistes qui formaient l'opinion publique. L'opinion publique était comme un contre-pouvoir à l'absolutisme royal et à ses croyances (roi qui guérit de ses mains). [...]


[...] On peut énoncer les questions communes à ces différentes conceptualisations : La question du nombre : Qui sont les membres du public ? Qui participe à la formation du public ? Faut-il prendre l'ensemble des citoyens ou établir des frontières ? La question de la compétence : Quel est le droit d'entrée pour participer à ce raisonnement public ? Faut-il introduire d'autres critères que la citoyenneté ? La question de la procédure : A partir de quand peut-on dire qu'une opinion publique émerge ? Faut-il qu'il y ait eu une organisation de la discussion pour parler d'opinion publique ? [...]

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