Théories économiques de la croissance et des crises: théorie de la monnaie et détermination du taux d'intérêt

Théories économiques de la croissance et des crises: théorie de la monnaie et détermination du taux d'intérêt

Résumé du document

Là où Keynes va le plus loin dans sa rupture avec les classiques, c'est dans son analyse de la monnaie. Chez les classiques et les néoclassiques, le taux d'intérêt est le prix du capital (qui égalise l'offre et la demande de capital). Il y a un marché du capital avec une courbe d'offre qui est l'épargne et une courbe de demande qui est l'investissement.

Sommaire

I. Critique de la représentation orthodoxe du taux d'intérêt et de la monnaie II. Incertitude et demande de monnaie A. La demande de monnaie pour motif de transaction B. La demande de monnaie pour motif de spéculation III. La détermination du taux d'intérêt A. Convention et marché obligataire B. Offre de monnaie et politiques monétaires C. Les limites des politiques monétaires

Informations sur le cours

Alexandre
  • Nombre de pages : 4 pages
  • Publié le : 28/08/2012
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 28/08/2012
  • Consulté : 3 fois
  • Format : .pdf

Extraits

[...] La formation du taux d'intérêt r emc OM1 OM2 r1 r2 emc L M I I1 I2 La demande totale de monnaie sera : L = L1(Y) + L2(r) Avec L1(Y) la demande de monnaie pour motif de transaction (qui dépend du revenu) L2(r) la demande de monnaie pour motif de spéculation (qui dépend du taux d'intérêt) L1'(Y) > 0 L2'(r) < 0 Et La pente de la droite L est décroissante à cause de L2'(r). Keynes dit que l'on peut faire varier le taux d'intérêt avec l'offre de monnaie (OM). Donc, chez Keynes le taux d'intérêt est le prix de la monnaie, celui qui égalise l'offre et la demande de monnaie. Les effets des politiques monétaires Keynes dit que les politiques de création monétaire sont susceptibles d'accroître la production et baisser le chômage dans le sens où elles peuvent faire baisser le taux d'intérêt et donc favoriser l'investissement. [...]


[...] Elles peuvent donc rendre rentables des projets d'investissement, et donc accroître l'investissement donc la production. Les limites des politiques monétaires Keynes soutient que leur efficacité est toujours relative ; que ces politiques ne marchent pas à tous les coups. Il parle de deux limites. La trappe à liquidité Partie 3 ~ Chapitre 8 Théorie de la monnaie et détermination du taux d'intérêt 69 À tout moment, il existe un seuil en deçà duquel le taux d'intérêt ne peut pas baisser (par exemple 0 C'est un seuil en deçà duquel la soif de liquidité devient absolue. [...]


[...] Partie 3 ~ Chapitre 8 Théorie de la monnaie et détermination du taux d'intérêt 67 Keynes s'emploie à montrer que l'épargne sous forme de détention de monnaie peut être rationnelle. Remarque : Keynes ne justifie pas la thésaurisation ; il n'est pas pour la thésaurisation. Pour Keynes, la thésaurisation est le seul comportement rationnel sur les marchés financiers. En conséquence, chez lui l'épargne n'est pas immédiatement transformée en capital. Une partie de l'épargne peut prendre la forme de monnaie. Keynes dit que, ex post, on a égalité de l'épargne et de l'investissement ; mais pas ex ante (initialement). [...]


[...] Donc, une logique d'entreprise, qui est à long terme, tend à être soumise à une logique spéculative de court terme. Il faut donc, pour Keynes, réglementer, administrer les marchés financiers afin de stopper cette logique spéculative. Au total, pour Keynes, il y a trois formes d'intervention de l'État : la redistribution des revenus (taxer les riches pour donner à ceux qui ont moins) ; la politique monétaire ; la politique budgétaire, qui se traduit par une socialisation accrue de la production. [...]


[...] On a déjà vu que chez lui, c'est l'investissement qui détermine l'épargne, et non pas l'inverse comme chez les classiques. Simultanément, Keynes rejette la théorie classique de la monnaie qui dit que celle-ci est neutre. Pour lui, une hausse de la masse monétaire ne se traduit pas que par une hausse générale des prix. Keynes dit que la monnaie n'est pas neutre, qu'elle joue un rôle majeur dans la détermination des grandeurs de l'économie. Il refuse la séparation entre variables (ou sphères) réelles et monétaires. [...]

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