Analyse du film Dead Man de Jim Jarmusch

Analyse du film Dead Man de Jim Jarmusch

Résumé du document

Analyse du film "Dead Man" de Jim Jarmush à travers la thématique de la mort. En quoi ce film peut-il, ou non, se rattacher au genre du western ? Quelle est sa singularité tant au niveau esthétique qu'au niveau du récit ?

Sommaire

Conclusion

Informations sur le Commentaire d'oeuvre

Xavier-valéry
  • Nombre de pages : 6 pages
  • Publié le : 12/09/2007
  • Langue : français
  • Consulté : 13 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] D'ailleurs, ce n'est pas lui qui décide d'aller vers le village indien ou, avant, d'aller voir les trois trappeurs, c'est Nobody qui lui dit de le faire, qui le conduit. Il obéit sans comprendre. Nobody (et l'indien d'une manière générale), n'est pas vu ici comme un opposant mais comme un adjuvant. C'est l'homme blanc, plutôt, qui est vu comme l'ennemi, la menace. En allant plus avant, on peut même dire que l'indien est celui qui sait et le blanc celui qui ne connaît rien. [...]


[...] Dead Man Etudier un western, c'est s'attaquer à un genre très codifié dont l'apparition remonte au tout début du cinéma. C'est devoir faire face à tout un passé, à toute une somme d'archétypes qui ont régi une très grande partie de la production westernienne jusqu'à être intégrés progressivement dans la mémoire collective. Le western contemporain, pour pouvoir exister, se doit d'aborder le genre sous des angles, des thèmes ou une esthétique radicalement différent sous peine de disparaître et de n'être plus, peut-être, qu'un genre propre au XXe siècle. [...]


[...] William Blake est l'homonyme d'un poète et peintre mort. Il n'a pas d'existence propre car il est lui et un autre, il n'a pas de passé et aucun avenir s'offre à lui. Et pendant tout le film il est perçu comme un mort, que ce soit le mécano du train qui lui parle d'un voyage qu'il aurait fait, mais nous reviendrons plus loin sur ce point, ou Nobody qui, constamment, lui parle comme s'il était déjà mort : tu as tué le blanc qui t'as tué ? [...]


[...] Le second point de vue serait à reporter à l'histoire dans son ensemble et a partie liée avec le temps. Il reposerait sur une interrogation ; en quoi le récit n'est-il pas dans sa totalité un immense point de vue, celui de Blake qui se mettrait lui-même en scène ? Cette possibilité d'un film imaginé, ou rêvé, se base sur les anticipations de personnages comme le mécano du train ou Nobody à propos de ce que Blake aurait déjà fait, fera ou aurait même pensé. [...]


[...] Il représente, si l'on veut, la délivrance, c'est pourquoi il faut attendre que Blake soit dans le canoë, sur la mer, pour le voir. Dernier point de notre analyse, le récit de Dead Man est particulier car il n'est pas construit d'une manière narrative classique, mais presque comme un ensemble de scènes quasi autonomes (les unes aux autres). Il est cependant possibles d'y distinguer deux axes ; le point de vue et le rapport au temps d'un côté, et le montage. Au vu du film, on peut remarquer plusieurs formes de point de vue. [...]

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