Oraison funèbre du Grand Condé (1687)

Oraison funèbre du Grand Condé (1687)

Résumé du document

Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704) était un prédicateur de la cour (sermon), évêque de Meaux et précepteur du Dauphin représentatif du classicisme. Le prince de Condé, de son vrai nom, Louis de Bourbon, cousin de Louis XIV, a battu les Espagnols en 1643 à la bataille de Rocroi : c'était un grand général. Le texte se situe au début de l'oraison funèbre du grand Condé.

Sommaire

I. L'art oratoire
A. Les marques de l'énonciation
B. Les lieux communs de l'art oratoire
C. Références antiques

II. La grandeur du Prince
A. Le registre épique
B. L'éloge du roi

III. L'éloge de la religion
A. Dieu
B. La piété

Informations sur le commentaire de texte

Steven
  • Nombre de pages : 2 pages
  • Publié le : 21/08/2019
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 21/08/2019
  • Consulté : 0 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] Nous avons donc une épopée homérique : la guerre permet d'acquérir la gloire. Nous pouvons voir « ouï » (L.5) et « les plus renommées » (L.22) qui raconte les exploits du prince de Condé. L'éloge du roi Le mot « grand » revient très fréquemment (L.13, L.15, L.16, L.20, L.30, L.33) : cela fait référence au roi surnommé Louis le Grand et le met en valeur. Le texte commence et termine par l'expression « Louis de Bourbon » (L.2, L.42) qui fait rentrer ce prince dans la famille royale. [...]


[...] On retrouve l'allitération en r et v. On a l'impression que Dieu garde la piété pour ses serviteurs. On trouve également de nombreux termes négatifs : « non » (L.28), « ne » (L.28), « rien » (L.28), « tournent en ruine » (L.29). Bossuet suggère que la piété a le don de se transformer en quelque chose de négatif. Le risque de ne pas être pieux, c'est de tomber dans l'idolâtrie : « idole » (L.34) Conclusion Bossuet fait donc l'éloge de la religion grâce à sa rhétorique qui nous montre sa bonne maitrise de la langue tout en considérant Dieu au-dessus de tout. [...]


[...] On trouve également la mise en valeur de l'expression de Dieu : « c'est Dieu qui » (L.21), « C'est vous qui » (L.22), « C'est lui qui » (L.24) qui insiste sur la puissance de Dieu. Nous avons à faire à une tournure présentative avec une anaphore. Bossuet développe l'idée que tout vient de Dieu : « s'il inspire le courage Les qualités du cœur et de l'esprit » (L.23-24) montre que ce chiasme souligne la toute-puissance de Dieu. La piété À la ligne 27 on trouve le mot « piété » qui est mis en valeur par la tournure présentative et par sa place à la fin de la phrase. [...]


[...] De plus, l'utilisation de phrases amples et complexes fait référence à la période oratoire. Nous trouvons également des effets de symétrie : « et par la grandeur et par l'inutilité » (L.3-4) ; « et du cœur et de l'esprit » (L.24). L'éloge de la mort est un genre qui remonte à l'antiquité. Références antiques Certaines phrases sont calquées de l'antiquité. Nous trouvons à la ligne 4 « quelle partie du monde habitable » : cette expression est calquée du grec. [...]


[...] Le texte se situe au début de l'oraison funèbre du grand Condé. À travers ce texte nous pouvons alors nous poser la question suivante : Comment Bossuet fait-il l'éloge de la religion ? Nous verrons dans une première partie l'art oratoire, dans une seconde partie la grandeur du Prince et dans une troisième partie la grandeur de Dieu. I – L'art oratoire Les marques de l'énonciation Bossuet nous donne toutes les marques nécessaires : en effet, Bossuet, « je », s'adresse à « Monseigneur », le fils de Condé, qui a pour titre le duc d'Enghien, mais aussi indirectement au public, « ces princes » (L.31), faisant référence à la famille royale. [...]

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