Lorient et la Compagnie des Indes en 1752

Lorient et la Compagnie des Indes en 1752

Résumé du document

Lorient, petite citadelle à sa création, ville entreprise au XVIIIème siècle, peut être perçue à cette époque comme l‘une des villes les plus importantes de France. Véritable siège de la Compagnie française des Indes orientales, elle est très rapidement devenu le centre économique du pays. En plus d‘être un lieu de résidence des mers, Lorient est un sas où s‘engouffrent les gens de mer, les négociants, les marchandises, les millions de livres. Elle offre une société originale où la vie culturelle et sociale a pu s‘épanouir. Le texte de l‘académicien des sciences Montigny présente la ville en 1752. Cette époque peut véritablement être perçue comme un tournant dans l‘Histoire de la Compagnie française des Indes et de Lorient qui sont alors véritablement à leur apogée. Intimement liée l‘une à l‘autre, elles vont subir toutes deux les conséquences du déclin de l‘empire colonial français, jusqu‘à la disparition de la Compagnie en 1769.

Sommaire

I. Lorient ou le résultat d'un projet ambitieux
A. Du chantier à une nouvelle ville
B. Une organisation architecturale au service de la Compagnie

II. Lorient, une ville-entreprise

A. Un port d'armement
B. La vente, une activité essentielle pour Lorient

III. Une ville à l'avenir incertain ?
A. Un Une très forte concurrence européenne
B. Un profit commercial qui diminue au fil du temps

Informations sur le commentaire de texte

Victor
  • Nombre de pages : 8 pages
  • Publié le : 31/01/2011
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 31/01/2011
  • Consulté : 13 fois
  • Format : .docx

Extraits

[...] Texte II - Lorient et la Compagnie des Indes en 1752 Au XIIème et XIIIème siècles, les Croisades permettent de tracer les routes d'un nouveau monde, celui de l'Orient. Au XVème siècle a lieu un véritable tournant, avec les Grandes Découvertes. Ainsi, en 1498, le Portugais Vasco de Gama contourne le Cap de Bonne-Espérance et débarque à Calicut. La découverte des Indes jette alors les bases d'un empire mercantile qui revendique la souveraineté des mers indiennes. Les portugais furent donc les premiers à tirer profit de ces nouvelles terres, mais très rapidement d'autres pays vont se lancer dans cette grande épopée commerciale pendant plusieurs siècles, principalement l'Angleterre et la Hollande. [...]


[...] La première grande phase de croissance quant à elle, lieu entre 1730 et 1741. L'accroissement après 1720 est dû à une pluralité de facteurs. En engageant une politique de construction de la flotte dans ses propres chantiers, en transférant les ventes de Nantes à Lorient, en lançant un programme ambitieux d'aménagement, la Compagnie réunit les conditions pour assurer le développement de cette ville port à partir de 1730. A partir 1738, Lorient, alors érigée en cité, accueille la plus grande foire commerciale d'Europe. [...]


[...] En général, la cargaison d'envoi occupe environ 39% du volume du navire. Les produits sont souvent stockés dans de grands tonneaux, tels des barriques. Ligne 19 : « Les vaisseaux de la Compagnie sont au nombre de soixante-cinq » Ligne 22 : « Ses plus forts vaisseaux sont de soixante-quatorze canons » Le chiffre que nous donne Montigny sur la composition de la flotte en 1752 semble obsolète. En effet, d'après une étude de Philippe Haudrère, la flotte de la Compagnie a plutôt tendance à diminuer à partir de 1725. [...]


[...] Après la grande vente se déroule une plus petite. On y vend les marchandises détériorées ou confisquées. Elle est fréquentée par des amis ou correspondants de petits acheteurs. A noter que dans les deux cas, les produits proposés sont très diversifiés. Lignes 48 à 49 : « Les vaisseaux ont rapporté deux millions pesant de thé, beaucoup de café Moka et de Bourbon, beaucoup de soie » Ligne 50 à 51 : « Une très grande quantité de mousselines et d'étoffes des Indes, mais peu de porcelaines » Les affiches annonçant les quantités de produits mis en vente par la Compagnie distinguent les produits bruts comme le café, le thé, le poivre ou la soie, et ceux dits transformés comme les étoffes. [...]


[...] On constate ici que près de deux tiers des effectifs se consacrent à la construction navale et à l'armement. En 1746, la Compagnie verse un solde à environ 2500 hommes. Cinq ans plus tard, un solde est versé à plus de 3500 hommes. A côté de cette masse ouvrière, on dénombre une certaine quantité de cadres et de personnels administratifs. Au sommet, on distingue sept bureaux : celui de la direction, du contrôle, la caisse du port, le bureau des armements, celui des ventes, le bureau des officiers du port, et enfin celui des ingénieurs de construction navale. [...]

Consulte tous nos documents en illimité !

Découvre nos formules d'abonnement

Pimido.com utilise des cookies sur son site. En poursuivant votre navigation sur Pimido.com ou en cliquant sur OK, vous en acceptez l'utilisation. Politique de Condifentialité

ok