Les principales étapes qui ont conduit à l'abolition de l'esclavage

Les principales étapes qui ont conduit à l'abolition de l'esclavage

Résumé du document

Au début du dix-neuvième siècle, on comptabilise environ 250 000 esclaves dans les îles de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion, ainsi qu'en Guyane et au Sénégal. Les esclaves sont majoritairement issus du commerce triangulaire, commerce d'échanges réalisé entre l'Europe, l'Afrique, l'Amérique consistant à échanger différentes marchandises fabriquées en Europe contre des esclaves africains que l'on envoie ensuite travailler dans les champs de cannes à sucre, de tabac ou de cacao aux Antilles ou à la Réunion. Le système esclavagiste est réglementé par un texte juridique promulgué sous Louis XIV, le Code noir. Ce code définit les obligations de l'esclave et les devoirs des maîtres, les punitions, mais aussi le statut familial. Ainsi, la condition juridique d'esclave est transmise par la mère. Toutefois, certains maîtres gratifient de la liberté les esclaves dont ils ont apprécié le comportement et le travail. Les enfants d'une esclave affranchie sont donc eux aussi libres.

Sommaire

I. Etat des lieux de l'esclavage avant 1848 dans la France coloniale

II. La remise en cause progressive de l'esclavage

III. Le décret de 1848

Informations sur la fiche

annick
  • Nombre de pages : 3 pages
  • Publié le : 31/07/2013
  • Langue : français
  • Date de mise à jour : 31/07/2013
  • Consulté : 4 fois
  • Format : .doc

Extraits

[...] Les enfants d'une esclave affranchie sont donc eux aussi libres. Les sociétés coloniales françaises sont divisées en trois groupes : les maîtres blancs originaires du continent européen, les esclaves noirs importés d'Afrique et les libres de couleur. Les libres de couleur sont des personnes métissées ou noires bénéficiant de la liberté, soit par la naissance (lorsque leur mère est elle même libre) ou par affranchissement. Les libres de couleur sont eux aussi propriétaires d'esclaves ce qui complexifie, vous vous en doutez, fortement les rapports sociaux. [...]


[...] Président de la commission d'abolition de l'esclavage, Schoelcher rédige le décret d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises qui sera signé le 27 avril 1848 par Arago au nom du gouvernement provisoire'. C'est ainsi que la France rejoint les nations ayant aboli l'esclavage tel que le Royaume-Uni qui l'a fait dans ses colonies en 1833, mais elle ne sera pas la dernière à le faire. En effet, les États-Unis ne l'aboliront qu'en 1865 après la fin de la guerre de Sécession. Enfin, la dernière grande nation à abolir officiellement l'esclavage sera le Brésil en 1888. [...]


[...] Enfin, la France connaissant sa première période de paix depuis le déclenchement de la révolution est conduite à ménager ses voisins qui pratiquent tous encore l'esclavage. III LE DECRET DE 1848 Prise de conscience de Victor Schoelcher En 1804, naît au sein d'une famille de la bourgeoisie alsacienne, enrichie par la fabrication et le commerce de la porcelaine de luxe, un dénommé Victor Schoelcher. Très vite associé à la marche de l'entreprise familiale, il est amené à voyager dès 1829, à l'âge de 25 ans, aux Amériques pour représenter ses produits. [...]


[...] Cette vision l'opposera vigoureusement à un autre grand défenseur de l'abolition de l'esclavage, le Martiniquais libre de couleur Cyril Bissette favorable lui à une abolition immédiate. Grâce aux rentes générées par la liquidation de la manufacture paternelle, Schoelcher multiplie les voyages et découvre le Proche-Orient et le Sénégal. Il va progressivement élaborer une théorie de l'émancipation immédiate des esclaves dans deux de ses ouvrages. Comment Schoelcher convainquit Arago ? En 1848, un gouvernement de tendance républicaine est mis en place après la révolution parisienne de février pour gérer provisoirement l'État français jusqu'à l'élection d'une nouvelle assemblée nationale. [...]


[...] En 1788, des intellectuels humanistes créent la Société des amis des Noirs dont l'objectif est l'abolition immédiate de la traite des Noirs et non de l'esclavage dans le souci de maintenir l'économie des colonies françaises et dans l'idée qu'avant d'accéder à la liberté, les Noirs doivent y être préparés et donc être éduqués. Le combat d'un de ses membres, l'abbé Henri Grégoire n'aboutit, d'ailleurs, qu'à l'accord de la pleine citoyenneté à tous les libres de couleur par l'assemblée nationale en 1792. Puis, grâce à l'engagement d'un révolutionnaire girondin, la Convention abolit l'esclavage le 4 février 1794. Toutefois, l'abolition ne sera pas appliquée dans toutes les colonies et possessions françaises. [...]

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